Tolkien connaissait parfaitement ce point de la doctrine catholique et je pense sue c’est une des raison pour laquelle il ne laisse pas Frodo détruire l’anneau (symbole du péché et de la tentation) et gagner le salut de la TdM par sa propre force. Il a besoin d’une intervention littéralement « providentielle » pour accomplir sa mission.
On remarquera que cette intervention est d’ailleurs rendue possible grâce à une longue chaîne de bonnes actions et d ’actes de miséricorde accomplies par d’autres personnages (pitié de Bilbo qui épargne la vie de Golum, de Gandalf, d’Aragorn, des elfes de la forêt noire, de Frodo lui même…). Tolkien a donc aussi introduit ici le point de la communion des saints. Les bonnes actions et l’intersession des uns pouvant servir à venir en aide à un autre pécher dans un moment critique. Doctrine spécifiquement catholique, et à laquelle Tolkien était particulièrement attaché dans un pays majoritairement protestant.
MJ>
Pour ce qui est de pouvoir mieux comprendre Golum et avoir de la compassion pour lui, je suis entièrement d’accord avec toi. Je crois même que l’on pourrait faire le même raisonnement concernant Saruman. Celui-ci n’a jamais approché l’anneau physiquement mais l’a fréquenté par l’esprit et l’étude durant plus d’un millénaire et de bon au début s’est peu à peu laissé corrompre. En conséquence Frodo se sent proche et en quelque sorte « solidaire » de Saruman. Je pense que c’est là l’origine de la pitié qu’éprouve Frodo et pourquoi il refuse de le mettre à mort.
Cordialement

