09-05-2003, 22:15
Ylem :
Tu sais combien j’apprécie tes messages et combien j’approuve ton engagement à défendre Frodon et ce qu’il représente à nos yeux.
Mais si je suis d’accord avec ton argumentation lorsqu’elle s’exprime au nom de l’ « Autre » , de celui qui juge, peut absoudre ou condamner, je ne peux l’appliquer à l’acteur du drame.
Je suis bien d’accord sur le fait qu’on ne saurait lui reprocher sa faute mais il n’en va pas de même pour lui. Même pervertie par l’Anneau, c’est de sa propre volonté qu’il décide de conserver cet anneau,et de renoncer à le détruire. Qu’en serait-il sinon du libre arbitre, lequel s’exerce à mon sens jusqu’au renoncement c’est à dire à l’echec ?
Cette épreuve était au-delà de ses forces, mais il croyait pouvoir la tenter ; et en cela déjà il s’est trompé.
Pour reprendre ton exemple du prisonnier, celui dont on a obscurci la conscience au moyen de drogue ne peut légitimement ressentir de la culpabilité, mais celui qui a cédé à une souffrance intolérable conservera au plus profond de lui-même le sentiment de trahison.
Tant que demeure cette possibilité de choix si mince soit-elle, elle implique pour lui, la réalité de sa responsabilité, quand bien même « personne n’aura l’outrecuidance de le lui reprocher ou de le taxer de faiblesse »
Je pense que c’est dans l’attitude de Sauron, qu’on peut chercher cette réponse : Sauron prenant conscience du danger qui le menace , concentre alors toutes ses forces sur le mont Orodruin ; sa terreur montre qu’il a compris le but que poursuivent Frodon et ses alliés et qu’à ce moment précis il croit que Frodon peut encore détruire l’Anneau.
Ce que craint Sauron par dessus tout, ce n’est pas un Frodon porteur de l’anneau, car sa victoire serait assurée, au moins par les armes, les armées de l’Ouest sont déjà pratiquement anéanties, mais bien plutôt la destruction de son Anneau et un Frodon victorieux ayant mené sa mission à son terme ! Frodon est ecore libre de sa décision.
Je pense qu’il faut défendre ou justifier Frodon, je pense qu’il a droit à une totale absolution, mais je crois aussi que lui sait dans sa grande détresse qu’il a failli !
Et cet impossible devant lequel il s’incline, n’en est pas moins à ses yeux, la reconnaissance de sa présomption ou de sa faiblesse. » :je suis déterminé à faire le maximum, mais si je n’atteins pas le but que je m’étais fixé c’est à dire aller au delà de moi-même, c’est quand même un échec, je dirais même si se dressent devant moi des obstacles insurmontables . A partir du moment où on accepte une tâche, même par devoir, on est responsable de sa réalisation.
Tout cela ne va pas à l’encontre de ce que disait Tolkien en nous déniant le droit d’accuser Frodon !
Ouf ! le sujet me dépasse peut-être !
Mj
Tu sais combien j’apprécie tes messages et combien j’approuve ton engagement à défendre Frodon et ce qu’il représente à nos yeux.
Mais si je suis d’accord avec ton argumentation lorsqu’elle s’exprime au nom de l’ « Autre » , de celui qui juge, peut absoudre ou condamner, je ne peux l’appliquer à l’acteur du drame.
Je suis bien d’accord sur le fait qu’on ne saurait lui reprocher sa faute mais il n’en va pas de même pour lui. Même pervertie par l’Anneau, c’est de sa propre volonté qu’il décide de conserver cet anneau,et de renoncer à le détruire. Qu’en serait-il sinon du libre arbitre, lequel s’exerce à mon sens jusqu’au renoncement c’est à dire à l’echec ?
Cette épreuve était au-delà de ses forces, mais il croyait pouvoir la tenter ; et en cela déjà il s’est trompé.
Pour reprendre ton exemple du prisonnier, celui dont on a obscurci la conscience au moyen de drogue ne peut légitimement ressentir de la culpabilité, mais celui qui a cédé à une souffrance intolérable conservera au plus profond de lui-même le sentiment de trahison.
Tant que demeure cette possibilité de choix si mince soit-elle, elle implique pour lui, la réalité de sa responsabilité, quand bien même « personne n’aura l’outrecuidance de le lui reprocher ou de le taxer de faiblesse »
Je pense que c’est dans l’attitude de Sauron, qu’on peut chercher cette réponse : Sauron prenant conscience du danger qui le menace , concentre alors toutes ses forces sur le mont Orodruin ; sa terreur montre qu’il a compris le but que poursuivent Frodon et ses alliés et qu’à ce moment précis il croit que Frodon peut encore détruire l’Anneau.
Ce que craint Sauron par dessus tout, ce n’est pas un Frodon porteur de l’anneau, car sa victoire serait assurée, au moins par les armes, les armées de l’Ouest sont déjà pratiquement anéanties, mais bien plutôt la destruction de son Anneau et un Frodon victorieux ayant mené sa mission à son terme ! Frodon est ecore libre de sa décision.
Je pense qu’il faut défendre ou justifier Frodon, je pense qu’il a droit à une totale absolution, mais je crois aussi que lui sait dans sa grande détresse qu’il a failli !
Et cet impossible devant lequel il s’incline, n’en est pas moins à ses yeux, la reconnaissance de sa présomption ou de sa faiblesse. » :je suis déterminé à faire le maximum, mais si je n’atteins pas le but que je m’étais fixé c’est à dire aller au delà de moi-même, c’est quand même un échec, je dirais même si se dressent devant moi des obstacles insurmontables . A partir du moment où on accepte une tâche, même par devoir, on est responsable de sa réalisation.
Tout cela ne va pas à l’encontre de ce que disait Tolkien en nous déniant le droit d’accuser Frodon !
Ouf ! le sujet me dépasse peut-être !
Mj

