11-05-2003, 22:44
Pour ce qui est de la faute de Frodo il faut d'abord définir ce que l'on entend par faute: s'agit il d'une trahison morale en elle même qui implique la volonté de s'opposer à une instance supérieure (comme le fit Melkor en son temps)ou simplement une chute de l'homme failible?? Perso je dirais que c'est un peu des deux.
Il faut ici retourner à la vision chrétienne de la faute, plus précisément de la vision catholique de la faute (excuse moi Ylem, mais je ne pense pas que Tolkien ait une vision protestante dans son oeuvre, connaissant le personnage, on peut se demander comment il aurait pu laisser échapper une telle incohérence dans son raisonnement...)
En fait il faut voir que la faute est simplement une faille, une chute consciente de l'Homme, qui connait le mal qu'il fait, mais qui ne sait résister à la tentation. J'approuve sans trop de mal la vision de Cédric...je peut admettre aussi que de toute façon la mission de Frodo ne pouvait que réussir en tout cas dans son but principal...car la Providence pourvoit aux failles humaines, elle passe outre les défaillances et poursuit son chemin jusqu'à atteindre son but...
Mais cela n'empêche pas que Frodo soit resté libre jusqu'au bout: et en fait le moment où il passe l'Anneau au doigt est le moment, la seconde sa défaillance. Il faut s'arrêter là et comprendre cette défaillance: Frodo porte l'Anneau depuis 10 mois au moins (je crois), et nous connaissons tous les effets de l'Anneau sur l'esprit humain (il suffit de regarder Gollum: sa conscience a en quelque sorte disparu et il ne fait sa réapparition que pour mieux périr définitivement...). En quelque sorte Frodo commet une faute mais il faut prendre en compte les circonstances et cela diminue sa culpabilité: il est épuisé, l'Anneau est un poid énorme, et à mon avis son pouvoir de perversion doit augmenter au fur et à mesure qu'il approche du lieu où il fut forgé...
Mais cela n'enlève pourtant pas la faute aussi minime soit elle...le seul fait de transgresser l'interdit posé par Gandalf entraine une faute belle et bien existante...cela rejoint l'idée que Tolkien donne dans Faërie...à tout conte de fée un interdit, ici l'interdit c'est le fait de passer l'Anneau au doigt. Or Tolkien annonce dans son essai sur les contes de fée que la transgression de l'interdit entraine aussi une sorte de malheur du personnage principal (impossible de retrouver la référence: help!).
Bref où en étais-je??
Oui, Frodo commet une faute même minime, ce qui fait qu'il se sent mal d'un point de vue psychologique: c'est pour guérir ce mal qu'il émigre (excusez le vocabulaire employé) en Aman...d'ailleurs, dans le SDA il me semble qu'on lit que c'est du fait de la blessure causée par la dague du cavalier noir que Frodo s'en va...or la faute, le péché est considéré comme une blessure dans la doctrine chrétienne: une anticipation de la faute sur le Mont Orodruin? peut être qu'en mettant l'Anneau Frodo a rouvert la blessure guérie à Imladris par la science d'Elrond...et peut-être que si Frodo n'avait pas été blessé il n'aurait pas failli sur le Mont Orodruin...
La faute est donc minime compte tenu des circonstances, mais elle est bien existante...voilà voilà...
Il faut ici retourner à la vision chrétienne de la faute, plus précisément de la vision catholique de la faute (excuse moi Ylem, mais je ne pense pas que Tolkien ait une vision protestante dans son oeuvre, connaissant le personnage, on peut se demander comment il aurait pu laisser échapper une telle incohérence dans son raisonnement...)
En fait il faut voir que la faute est simplement une faille, une chute consciente de l'Homme, qui connait le mal qu'il fait, mais qui ne sait résister à la tentation. J'approuve sans trop de mal la vision de Cédric...je peut admettre aussi que de toute façon la mission de Frodo ne pouvait que réussir en tout cas dans son but principal...car la Providence pourvoit aux failles humaines, elle passe outre les défaillances et poursuit son chemin jusqu'à atteindre son but...
Mais cela n'empêche pas que Frodo soit resté libre jusqu'au bout: et en fait le moment où il passe l'Anneau au doigt est le moment, la seconde sa défaillance. Il faut s'arrêter là et comprendre cette défaillance: Frodo porte l'Anneau depuis 10 mois au moins (je crois), et nous connaissons tous les effets de l'Anneau sur l'esprit humain (il suffit de regarder Gollum: sa conscience a en quelque sorte disparu et il ne fait sa réapparition que pour mieux périr définitivement...). En quelque sorte Frodo commet une faute mais il faut prendre en compte les circonstances et cela diminue sa culpabilité: il est épuisé, l'Anneau est un poid énorme, et à mon avis son pouvoir de perversion doit augmenter au fur et à mesure qu'il approche du lieu où il fut forgé...
Mais cela n'enlève pourtant pas la faute aussi minime soit elle...le seul fait de transgresser l'interdit posé par Gandalf entraine une faute belle et bien existante...cela rejoint l'idée que Tolkien donne dans Faërie...à tout conte de fée un interdit, ici l'interdit c'est le fait de passer l'Anneau au doigt. Or Tolkien annonce dans son essai sur les contes de fée que la transgression de l'interdit entraine aussi une sorte de malheur du personnage principal (impossible de retrouver la référence: help!).
Bref où en étais-je??
Oui, Frodo commet une faute même minime, ce qui fait qu'il se sent mal d'un point de vue psychologique: c'est pour guérir ce mal qu'il émigre (excusez le vocabulaire employé) en Aman...d'ailleurs, dans le SDA il me semble qu'on lit que c'est du fait de la blessure causée par la dague du cavalier noir que Frodo s'en va...or la faute, le péché est considéré comme une blessure dans la doctrine chrétienne: une anticipation de la faute sur le Mont Orodruin? peut être qu'en mettant l'Anneau Frodo a rouvert la blessure guérie à Imladris par la science d'Elrond...et peut-être que si Frodo n'avait pas été blessé il n'aurait pas failli sur le Mont Orodruin...
La faute est donc minime compte tenu des circonstances, mais elle est bien existante...voilà voilà...

