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Technologie militaire
#38
Salut à vous tous.
En fait, dans mon message du 29/03/02 j'ai fait allusion à ce passage des C&LI qui, à ma connaissance, est le seul écrit de Tolkien qui essaye de préciser la ou les tactiques militaires de l'un de ses peuples. Sa façon de narrer la chose fait énormément penser à certains passages de Polybe ou de Plutarque bien que les éléments en question ne soient pas nécessairement issue des textes d'un de ces deux auteurs classique (Cf. ci-dessous). Je n'ai pas encore réussi à faire la part de l'influence de ces deux auteurs anciens sur ce passage, mais mon intuition me porte désormais d'avantage sur Plutarque dont on retrouve d'autres traces à d'autres endroits de l'œuvre (Bataille du champ de Pelennor et la lutte contre les mûmakils).

La technique du murs de bouclier fut largement employée dans notre histoire à commencer par les hoplites des cités grecques qui ont basé leur tactique sur un " mur " dynamique déviant vers la droite chargé de rompre le " mur " adverse. Bien évidemment les romains l'employèrent également. Elle est effectivement la base de leur formation en tortue que les recherches en histoire moderne semble rendre de plus en plus anecdotique, voir folklorique pour certains chercheurs. Mais là encore la tortue est dotée d'une capacité dynamique qui permet en plus une certaine autonomie à l'unité qui l'emploi.
En fait, ceux qui l'employèrent le plus à la manière décrite par Tolkien pour ses Numénoréens, furent les Francs. Oui, oui, vous avez bien ouïe. Nos ancêtres à nous (1). C'est grâce à une tactique similaire qu'ils vainquirent les arabes à Poitiers selon une tactique commune à l'ensemble des peuples " barbares " qui envahirent l'Empire Romain. Cela consiste à former un mur de boucliers homogène face aux assauts de la cavalerie adverse ou au harcèlement des tirailleurs ennemis. Une fois que ces derniers sont énervés par le manque de résultat de leur tactique face au mur, ils avaient tendance à s'en approcher afin d'exercer une pression plus forte sur les flegmatiques francs retranchaient derrière leurs gros boucliers. C'est à ce moment que la formation franque choisissait " d'explosait " pour venir au corps à corps. Généralement, cela surprenait les adversaires qui s'enfuyaient à toutes jambes pour échapper à la pluie de francisque. L'intensité de la poursuite devait assurer aux francs la victoire en empêchant les ennemis de reformer leurs rangs pour leur faire face.

Voili voilo, c'est tout pour cette fois en espérant avoir apporter quelques lumières sur le sujet.

A plus

STéphane


(1) Les premières armées franques étaient quasiment dépourvu de cavalerie et d'archers. Deux autres similitudes avec l'armée Numénoréenne.

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