Je ne crois pas que l'utilisation des parenthèses dans le texte d'UT que tu cites soit un élément à prendre en compte. La phrase se tient avec ou sans parenthèses. En outre, The Hobbit et les premiers chapitres du SdA, qui sont relatés par ce farceur de Bilbo et où l'on trouve un usage répété des parenthèses, sont des textes que Tolkien destinait au début à des enfants. Les parenthèses y jouent donc le rôle d'apartés où le narrateur se fait le confident du lecteur. Le "for instance" entre parenthèses que tu cites, provenant d'un texte d'UT bien différent, n'a pas cette vocation ici.
En ce qui concerne les Palantiri, on ne peut en faire usage qu'aux fins de voir un point précis, la volonté de l'utilisateur dirigeant la pierre de vision vers le lieu recherché si celui-ci est accessible. Or, le porteur d'un grand anneau peut choisir de le porter au vu de tous s'il le désire, au vu d'un palantir donc. Ce n'est ainsi que lorsque Celebrimbor prend conscience de la trahison de Sauron que les trois anneaux des Elfes sont cachés par la volonté de leurs porteurs.
En outre, même en limitant la citation au problème de Sauron cherchant l'Unique, on pourrait, je crois, se prévaloir d'une explication à peu près satisfaisante. Sauron, de par son essence de maïa peut voir dans l'"unseen world" celui dans lequel Frodon rentre lorsqu'il met l'anneau, devenant alors visible aux regards de Sauron et des Nazgûl (il faut d'ailleurs noter que Frodon ne devient invisible que parce qu'il ne contrôle pas l'Unique). Dès lors, on ne voit pas ce qui empêcherait Sauron d'user du palantir (ou non) pour voir l'Unique au doigt de Frodon.

