Morgoth, je crois tu n'as pas vraiment compris ce qu'a voulu dire Isengar, à savoir que la foi de Tolkien est dès plus paradoxale, liée à la mort de sa mère. Le catholicisme pour Tolkien enfant (12 ans)est à la fois une consolation pour sa perte, mais il est aussi responsable de la mort de sa mère (à la suite de sa conversion, elle a été abandonnée des siens affectivement et financièrement, cela entraînant plus rapidement sa mort...ele était diabétique).
V. Flieger dans "Splintered Light" ( que tu peux lire sur ce site, le compte-rendu) explique bien comment cette tension espoir (du salut ou de l'amour)/désespoir (de la chute ou de la mort) est l'essence même de l'oeuvre de Tolkien.
Nostalgique d'un passé mythique, il est aussi nostalgique de son passé; son rapport au catholicisme est très personnel, je dirais même très tourmenté. Il doit tout à sa mère, sa foi, sa première éducation dont l'initiation au latin, au français (!), au dessin, à la botanique (d'où son amour des arbres)...
Et maintenant, Toko, on tourne la page;-))
Cathy

