02-06-2004, 21:19
Bon. Je viens de prendre connaissance de l'article de Besson. Bon, à bien y réfléchir, après une bonne journée de labeur, ce n'est qu'une scorie de la "France d'en Haut" qui ne sait comment gérer ce qu'elle n'a pas compris. Personne n'a réellement cru en Tolkien et personne n'y a ligné les finances en France. Tout le monde se concentre sur des histoires nombrilistes de petits-bourgeois encoquinés avec des jeunes filles, des couples de cadres sup' en perdition ou Dieu seul sait quelle niaiserie.
Lorsque je me suis mis à lire Tolkien, ce qui remonte à 1991, évidemment j'ai dévoré le livre. Mon frère avait un tome (sur six) d'avance et nous ne dormions pas, lisant sous la couette ce livre, le dévorant dirais-je, désireux que nous étions d'en lire le plus possible et de constituer le rêve à force de pages comme on constitue un édifice à force de pierres. Nos yeux boursouflés de fatigue trahissaient nos heures noctures dans les Terres du Milieu au regard attendri de nos parents qui avaient vainement tenté de nous intéresser à la "grande" littérature mais avaient abandonné. En somme, du fait de l'avance de mon frère, nous nous livrions à une course. Ayant lu le premier le Hobbit, mon frère s'est retrouvé à cours de rêve avant moi ; J'ai dévoré le Hobbit et tous deux nous sommes mis à rechercher d'autres écrits de Tolkien. J'avoue que cet engouement m'est passé et que je trouve Tolkien sur sa fin plus faible, moins abouti qu'à ses débuts (je pense, mais cela reste mon avis, que ses amis avaient aussi le talent de le modérer et d'éviter la fuite grobilliste spontanée, surtout chez les rêveurs). Mais bref.
C'est dans ces environs-là que, en l'hommage de Tolkien, la chaîne Planète a diffusé la VF d'un reportage anglais sur Tolkien pour le centenaire de sa naissance. Il est vrai quye le reportage était lénifiant et que j'avais l'impression de voir une apologie d'un excellent ouvrier diffusé par la chaine soviétique unique. Mais bref là aussi.
A côté, dans l'Obs, que l'on ne pouvait alors pas estimer "réactionnaire", un (obscur, j'espère) tâcheron répondant au nom (désormais onni) de Vincent Landel, article qui ferait passer celui du figaro pour un vibrant plaidoyer pour Tolkien.
J'ai eu une longue journée, harrassante et sans gloire. Je m'en vais me reposer avec, désormais, la certitude que l'Homme est décidément incroyablement désespérant. Je ne lis pas le Figaro (Dien m'en garde !!!) mais d'avoir lu cela dans l'Obs (que je lisais) m'a bien fait comprendre une chose : Les gens comme vous et moi, obscurs et éloignés jusqu'à la 1526ème génération des strates où on a le droit, par naissance, d'exposer son avis, surtout s'il est niais, n'ont rien à attendre de la "France d'en Haut" qui méprise tout ce qu'elle ne comprend pas, ce qui embrasse la meilleure partie de ce qui se fait dans ce monde et nous condamne au miroir abrutissant et avilissant de la télévision, surtout s'il elle se veut "réalité", preuve que nos "néonobles" ne nous comprennent pas et qu'ils ne nous comprendront jamais. Continuons à lire Tolkien et à voir les enfants et les érudits de tous âges dévorer les ouvrages du Professeur et fermons les écoutilles, cela nous évitera l'odeur nauséeuse de la pensée de nos "maîtres" et le bruit du pilon sans âme auquel leurs "livres", comme leurs pensées (?) sont condamnés par avance...
Lorsque je me suis mis à lire Tolkien, ce qui remonte à 1991, évidemment j'ai dévoré le livre. Mon frère avait un tome (sur six) d'avance et nous ne dormions pas, lisant sous la couette ce livre, le dévorant dirais-je, désireux que nous étions d'en lire le plus possible et de constituer le rêve à force de pages comme on constitue un édifice à force de pierres. Nos yeux boursouflés de fatigue trahissaient nos heures noctures dans les Terres du Milieu au regard attendri de nos parents qui avaient vainement tenté de nous intéresser à la "grande" littérature mais avaient abandonné. En somme, du fait de l'avance de mon frère, nous nous livrions à une course. Ayant lu le premier le Hobbit, mon frère s'est retrouvé à cours de rêve avant moi ; J'ai dévoré le Hobbit et tous deux nous sommes mis à rechercher d'autres écrits de Tolkien. J'avoue que cet engouement m'est passé et que je trouve Tolkien sur sa fin plus faible, moins abouti qu'à ses débuts (je pense, mais cela reste mon avis, que ses amis avaient aussi le talent de le modérer et d'éviter la fuite grobilliste spontanée, surtout chez les rêveurs). Mais bref.
C'est dans ces environs-là que, en l'hommage de Tolkien, la chaîne Planète a diffusé la VF d'un reportage anglais sur Tolkien pour le centenaire de sa naissance. Il est vrai quye le reportage était lénifiant et que j'avais l'impression de voir une apologie d'un excellent ouvrier diffusé par la chaine soviétique unique. Mais bref là aussi.
A côté, dans l'Obs, que l'on ne pouvait alors pas estimer "réactionnaire", un (obscur, j'espère) tâcheron répondant au nom (désormais onni) de Vincent Landel, article qui ferait passer celui du figaro pour un vibrant plaidoyer pour Tolkien.
J'ai eu une longue journée, harrassante et sans gloire. Je m'en vais me reposer avec, désormais, la certitude que l'Homme est décidément incroyablement désespérant. Je ne lis pas le Figaro (Dien m'en garde !!!) mais d'avoir lu cela dans l'Obs (que je lisais) m'a bien fait comprendre une chose : Les gens comme vous et moi, obscurs et éloignés jusqu'à la 1526ème génération des strates où on a le droit, par naissance, d'exposer son avis, surtout s'il est niais, n'ont rien à attendre de la "France d'en Haut" qui méprise tout ce qu'elle ne comprend pas, ce qui embrasse la meilleure partie de ce qui se fait dans ce monde et nous condamne au miroir abrutissant et avilissant de la télévision, surtout s'il elle se veut "réalité", preuve que nos "néonobles" ne nous comprennent pas et qu'ils ne nous comprendront jamais. Continuons à lire Tolkien et à voir les enfants et les érudits de tous âges dévorer les ouvrages du Professeur et fermons les écoutilles, cela nous évitera l'odeur nauséeuse de la pensée de nos "maîtres" et le bruit du pilon sans âme auquel leurs "livres", comme leurs pensées (?) sont condamnés par avance...

