La deuxième chose que j'ai à dire, c'est que lorsqu'on est passionné, on devient très susceptible en ce qui concerne l'objet de cette passion. On ne veut pas qu'on la salisse. D'où les réactions parfois brutales - parfois excessives même, je le reconnais - vis à vis de l'article de Besson ( qui pond pourtant souvent des papiers intéressants, et pas que dans le Figaro, et qui n'est pas du genre à hurler avec les loups ) ou du bouquin de Mme Smadja. Parfois excessives aussi en ce qui concerne les adaptations cinématographiques lorsqu'elles divergent par trop de ce que nous aurions voulu voir à l'écran - et qui est d'ailleurs différent pour chacun de nous. Le Couronnement d'Aragorn, par exemple, a peu fait hurler, et ne m'aurait sans doute pas fait hurler si j'avais lu le livre "comme un autre bouquin". Mais ne pas me voir bouleversée dans la salle comme je l'avais été à la lecture - moi, et je ne prends cet exemple que pour ce qu'il est, un exemple - m'a laissé une profonde impression de manque.
De là à rejeter ceux qui ont découvert Tolkien au travers des films comme des "lecteurs de seconde zone", voire à finir par s'en prendre parfois violemment à ceux qui les ont aimés ( ce qui ne se fait pas ici, mais sur certain site amis, ou même sur certains sites plus généralistes, et de la part de gens que j'aime beaucoup et qui donnent à mon sens une fausse image d'eux-mêmes, qu'ils me pardonnent... ), non et mille fois non. Les chemins qui mènent à Faërie sont multiples, et il y a bien des façon de recevoir l'Etoile.

