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L'article du figaro!
#97
*met un bonnet à grelot, une cible sur son ventre, tient un gyrophare et tend une perche*
Je suis d'accord sur le fait que ce fuseau aurait plus sa place dans l'espace libre mais il est là donc je poste là...même si c'est un message à faible valeur ajoutée...

Vu cette semaine dans le magazine "Marianne", dans le courrier des lecteurs:

"Pourquoi, dans un numéro de Marianne, X consacre-t-il tout son papier (deux tiers de page quand même...) pour descendre en flammes-je ne vois pas d'autre mot-le livre de Régine Deforges "Ce siècle avait trois ans"?
Peut-être a-t-il raison sur le fond, je n'ai pas lu le livre. Mais alors, si l'ouvrage n'offre aucun intérêt à ses yeux, pourquoi écrit-il un si long article? Si c'est pour inciter le lecteur à ne pas dépenser inutilement 19 €, qu'il n'en parle pas du tout, ce sera bien plus efficace.
Si, cette fois, je vous écrit, c'est que, lecteur régulier de Marianne depuis un an, je m'aperçois que ce n'est pas la première fois que Monsieur X se livre à cet exercice, facile et sans intérêt pour le lecteur. Et cela commence à m'irriter...Qu'il nous entretienne des livres qui lui ont plu, voire de ceux qui lui inspirent un point de vue mitigé, afin d'inciter le lecteur à acheter le livre, à partager ou à départager, et je serais totalement satisfait.
Par ailleurs, dans cet article sur Régine Deforges, je suis choqué par la fin: "Les chroniques (...) ne sont pas bonnes, mais il paraît que ses romans sont pires. Je ne sais pas, je ne les ai pas lus"!
Comment peut-on, quand on est un critique littéraire sérieux, juger globalement un écrivain ("style inepte";"pensée qui n'arrive pas à éclore";"on a été faibles avec elle";"on l'a laissée s'ébattre sans le moindre commentaire désobligeant";"sans génie";"exposée à la honte et au ridicule",etc) en n'ayant parcouru qu'un seul de ses livres-qui est peut-être le moins bon, c'est possible-et en s'appuyant sur des "il paraît que"?
Cette méthode me rappelle certaines critiques virulentes, impartiales
et catégoriques des "Lettres Françaises" à leur pire époque dogmatique (Monsieur X est peut-être un peu jeune pour avoir vécu cette époque...).
Liberté ne devrait pas rimer avec subjectivité, et encore moins avec dogmatisme.

Jacob Mihelcic, Calleville
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Étant moi-même lecteur de "Marianne" depuis les premiers numéros, je trouve que ça fait plaisir de voir un autre lecteur s'exaspérer devans l'ineptie du chroniqueur littéraire de ce magazine.

Là vous allez me dire : "Euh y a un rapport avec ce fuseau?" Oui il y a un rapport : le chroniqueur littéraire de "Marianne" n'est autre que l'inénarrable Patrick Besson...
Cette critique de ce lecteur, certes imparfaite (depuis quand un critique littéraire n'aurait pas la droit de critiquer avec vigueur les livres de faible qualité?) nous montre tout de même que les tensions que génèrent cette personne existent, même lorsqu'il n'est pas question de Tolkien.
Libre à lui de trouver Tolkien ou un autre auteur minable, mais alors, s'il revendique le titre de critique littéraire (comme il l'a fait il y a quelques mois dans Marianne en expliquant son métier), qu'il invoque des arguments, des références littéraires, des critiques sur le fond et le style, mais il n'a pas à être outrancier comme il l'est en assimilant Tolkien au fascisme. Les lecteurs de Marianne seront probablement d'accord avec moi sur ce point: pour la plupart des livres critiqués, qu'ils soient incendiés ou encensés, Besson ne fait que sortir quelques petites anecdotes personelles, donner son avis d'une manière que ne renierait pas le bistrot du coin (genre: "j'ai pas raison?" --> un peu comme moi en fait:-D).
Mais le plus ahurissant est quand même son ignorance revendiquée, qu'il transforme en arme, le mépris :
"Les chroniques (...) ne sont pas bonnes, mais il paraît que ses romans sont pires. Je ne sais pas, je ne les ai pas lus".

Pour Coeur de Canard : ce qui peut provoquer "l'indignation" chez Patrick Besson, c'est sa propension à donner un point de vue que lui sait subjectif et ne reflétant qu'une partie de la réalité, et donc à tromper le lecteur. Je n'ai pas une culture littéraire très importante, c'est pourquoi j'aime quand les critiques sont objectives, ou préviennent que sur un point donné, elles vont être subjectives.
Par ce manque d'honnêteté, Patrick Besson me fait penser à Ivan Roufiol, le bloc-noteur du Figaro...

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