S'il te plaît, laisse-moi lire "Marianne" en entier ;)
"Et les indignations sur telles ou telles critiques sont en fait des indignations sur le principes meme."
Ah...si tu l'a décrété...donc une "indignation" (toute relative) envers un critique littéraire est forcément un refus de toutes critiques? (comme dirait W, vous êtes avec eux ou contre eux, quoi...). Je pense exactement l'inverse: je suis persuadé qu'il existe d'excellentes critiques et qu'il est arrivé (rarement) à Patrick Besson de pondre des articles tout à fait honorable, malgré sa production habituelle.
"Par ailleurs un journaliste, meme ce piquant de critique litteraire, reste un journaliste pas un specialiste es tout. Donc il est condamne a s'exprimer sur des domaines qu'il ne maitrise pas parfaitement. ".
Comme tu le dis un critique littéraire reste avant tout un journaliste.
Dans le monde imaginaire où je vis, il existe une déontologie journalistique. Être journaliste suppose s'informer et vérifier ses informations, se renseigner sur le sujet traité. Dans le cas présent, Patrick Besson a une semaine pour écrire deux tiers de page. N'est-ce pas suffisant pour rechercher sur Internet, ou dans les milieux culturels parisiens qu'il se pique de fréquenter, des informations? De plus, les critiques littéraires ne sont pas (il me semble) entièrement soumis comme les autres journalistes aux impératifs de vitesse et de "grillons-la-concurrence", il ont le temps de réfléchir et d'analyser.
Pour son article dans le Figaro, est-ce vraiment difficle de taper "Tolkien" dans Google, de chercher quelques sites intéressants et de se présenter aux webmaster pour se renseigner?
Bien sûr être tout à fait objectif comme je le disais dans mon précédent message est complétement naïf, mais selon moi les journalistes doivent tendre vers cet objectif.
Mais pour le monde réel, tu as sans doute raison en ce qui concerne le journalisme ;)

