Pas bête du dout comme question ! Si le quenya est une langue relativement difficile (déclinaisons, nombreux suffixes, ...), le sindarin est autrement plus complexe ! Une personne voulant apprendre les langues elfiques et qui commence par le sindarin risque fort d'être rebutée, à moins de disposer d'un bon bagage linguistique.
Cette langue possède un système de mutation de consonne (lénition) qui fait que selon la voyelle qui précède un mot, la première consonne de celui-ci peut être modifiée (la lénition peut aussi être dictée par la fonction grammaticale du mot), ce qui fait qu'un même mot peut avoir des formes différentes. ex. : tâl "pied", i dâl "le pied", i thâl "les pieds" (la forme plurielle de l'article 'i' est normalement 'in', mais devant un mot en 't' le 'n' disparaît au profit d'une lénition nasale du mot).
Le pluriel des noms est aussi assez particulier. Les voyelles sont "umlautées" (ce terme vient de l'allemend je crois), c'est-à-dire qu'elles sont transformées pour rappeler une terminaison plurielle primitive en 'i' qui a disparut. ex. : aran "roi" pl. erain, adan "homme" pl. edain, amon "colline" pl. emyn, annon "porte" pl. ennyn (note : en sindarin, le 'y' se prononce comme le français 'u').
De plus, le quenya est plus "connu", car Tolkien a beaucoup plus écrit sur cette langue que sur le sindarin. Le quenya est aussi devenu "stable" plus tôt que le sindarin. Ce dernier fut pendant longtemps nommé noldorin, car Tolkien l'envisagea d'abord comme la langue des Noldor et ce n'est que lorsqu'il écrivit le SdA qu'il attribua aux Eldar restées en Terre du Milieu, les Sindar.
Enfin, ces langues ont été conçues par Tolkien avant un grand souçi de réalisme. Le quenya et le sindarin descendent d'un ancêtre commun, l'eldarin commun et sont donc apparentés. L'étude préalable du quenya facilite la compréhension du sindarin.
Cédric > Pour le Sindarin, Ardalambion.fr a tout ce qu'il faut. JRRVF, grâce à Didier, vous propose des leçons de Sindarin.
Je pense que tu as voulu dire "Pour le Quenya, Ardalambion.fr a tout ce qu'il faut." Disons qu'il y a ce qu'il faut pour commencer à apprendre cette langue (grammaire, vocabulaire, corpus analysé). Pour s'y mettre vraiment, je recommande vivement le cours de Helge. Il est accessible (bien qu'en anglais, il ne nécessite aucune compétence préalable en linguistique), progressif (avec des exercices) et amène beaucoup d'éléments nouveau, tant de grammaire que de vocabulaire.
Isildur > Ainsi mon cher Toko pourras tu nous transcrire tout ce que tu as ecrit en langage runiques.
Je ne me suis pas encore intéressé aux cirth (runes), je me contente pour le moment des tengwar quenya (et déjà pas mal).
Isildur > Il y a deux systemes pour les runes des nains car celles de la carte de Thror dans Bilbo et celles du Tombeau de Balin dans le SDA ne sont pas les meme ...
Il y a deux systèmes différents, et sur la carte de Thror, et sur la tombe de Balin. La carte de Thror contient une inscription en langue commune ("anglais") et une en elfique. Idem pour la tombe de Balin puisque deux lignes sont en anglais et deux en elfique. Je ne me suis pas penché sur la question et ne saurais dire si les systèmes de Bilbo et du SdA sont compatibles... Bon sujet d'étude !
> Allez, encore une question: Peut on se fier au tableau des Angerthas donne par ICE, je croie que c'est le meme que l'on retrouve sur internet dans nombre de sites louables ??
Si le tableau d'ICE est le même que celui des Appendices, il est juste mais incomplet, car un seul mode est donné. En effet, il y a plusieurs modes de cirth, comme pour les tengwar, en fonction, notamment, de la langue exprimée. Les Elfes inventèrent des alphabets pour retranscrire les "sons" de leur langue, ou plus exactement, leurs langues. Par exemple, le quenya n'utilise pas de D (celui-ci n'existe que sous la forme ND) alors qu'il existe en sindarin.
Quand les Elfes enseignèrent leurs alphabets aux Nains et aux Hommes, ceux-ci adaptèrent les signes aux sons de leurs propres langues, donnant encore d'autres "modes".
Toko

