Juste quelques précisions: j'ai lu ça et là que la mythologie de Tolkien était une apologie du monarchisme, mais je pense qu'il faut opérer une distinction fondamentale:
- Les "gentils" semblent avoir une organisation institutionnelle assez lâche, il y a en général un roi comme figure centrale mais il ne paraît pas détenir un pouvoir absolu: les principautés et autres organes déconcentrés semblent fleurir un peu partout en Gondor, par exemple, et les premiers actes d'Elessar sont de donner l'autonomie aux Druedains et aux Hobbits.
- Les "méchants" au contraire sont absolutistes, le pouvoir est entièrement concentré en une personne.
D'où l'on peut déduire (a priori) que Tolkien a une vision moderne de la monarchie, à savoir la monarchie constitutionnelle où le roi est "garant des institutions" pour être poli, ou "inaugurateur de chrysanthèmes" pour être plus ironique.
En deuxième lieu, Cynewulf, il y a peut-être quelque chose que tu as oublié: les pouvoirs exceptionnels de l'exécutif. En période de crise (c'est-à-dire quasiment dans toute l'oeuvre de Tolkien), il est possible que le pouvoir exécutif dispose de prérogatives très importantes venant bouleverser considérablement le fonctionnement normal des institutions (là, si tout va bien, tu commences à te taper la tête contre ton clavier ;-)
En troisième lieu, en voilà des lois au sens matériel: les premiers actes d'Elessar! Des lois constitutionnelles, qui plus est (enfin au regard anachronique du droit français)! Bon c'est peu mais c'est le seul élément qui me vienne à l'esprit dans l'immédiat, avec l'interdit des Valar.
Enfin le point de vue du juriste (publiciste) sur ton plan:
HORREUR, MALHEUR, UN PLAN EN TROIS PARTIES! Tu joues avec ta vie, là! N'oublie pas de justifier ce choix, tartine à mort! ;-)
Sinon le travail de synthèse est excellent, mais personnellement j'aurais davantage délimité le sujet à la théorie de l'Etat et à l'organsation institutionnelle, sans entrer dans les méandres du droit matériel... Ce qui aurait permis de faire un plan en deux parties et d'y inclure facilement la question des fondements religieux du pouvoir.
Sinon bon courage parce que moi je n'oserais pas entreprendre un tel labeur.

