Certes, cher HI, cette remarque tout à fait cartésienne défie toute tentative de contre-argumentation ! :o)
Je pense, tout comme Vinyamar, que le contexte poétique du Lai et la trame dramatique qui le compose ne pouvaient amener qu'à ce final "fantastique". Ceci dit, je n'exclue pas l'hypothèse fort juste de la possession de l'arme maudite par l'esprit de l'Elfe Noir (de toute façon, c'est écrit dans le Silm !) mais cette hypothèse n'implique pas clairement l'accès à la parole.
Si Tolkien avait composé un grand poëme épique ayant pour sujet la Guerre de l'Anneau, n'aurait-il pas donné la parole à l'anneau dans certaines scènes-clés ? Par exemple, on pourrait imaginer une sombre intervention de l'objet au moment où Frodon s'apprête à le jeter au fond du cratère du destin...
Isengar

