L'article d'Évelyne Pieiller paru dans le Monde diplomatique de ce mois-ci voit son contenu assez bien résumé dans son introduction : « Vendue à 150 millions d’exemplaires, Le Seigneur des anneaux est une œuvre qui, au fil des décennies, loin de se démoder, a été saluée de plus en plus largement. Elle semble avoir rencontré, voire nourri, un imaginaire collectif toujours plus partagé. Or le système de valeurs et la conception de la société de la Comté déploient une morale politique dont le charme archaïque n’est pas sans ambiguïté. »
L'article n'est pas très long, mais il est intéressant, documenté, et passe notamment en revue « du catholicisme à William Morris, les influences de J. R. R. Tolkien ». Je prends sur moi d'en partager ici de larges extraits. Évoquant le catholicisme fervent (et minoritaire au Royaume-Uni) de Tolkien, Évelyne Pieiller parle ainsi du cardinal Newman, de Léon XIII, de Pie XI, du distributisme, des Inklings... et aussi, donc, de William Morris.
[citation=Évelyne Pieiller, « Le monde rêvé des Hobbits », Le Monde diplomatique, n°795, juin 2020, p. 23.]L'université et les croyants ont été durablement marqués par ce qu'on a appelé le « mouvement d'Oxford », autour de John Henry Newman (1801-1890), un ecclésiastique anglican qui, de façon retentissante, va se convertir au catholicisme. Ses réflexions sur le don de soi, le rôle de l'intuition directe dans la foi... vont nourrir les questionnements de bien des chrétiens, notamment britanniques. Il sera ordonné cardinal par le pape Léon XIII, dont l'encyclique Rerum Novarum (1891), que prolongera Pie XI (1922-1939), définira la position de l'Église catholique par rapport au travail : soutien au syndicalisme mais opposition au socialisme, proposition de la cellule familiale comme modèle d'organisation de la société. Cette conception engendre une théorie économique, le distributisme : favorable à la propriété privée attribuée à des groupes plutôt qu'à des individus et, concernant la terre et les outils, prônant le retour aux guildes, le refus des banques (sinon mutualistes), privilégiant une société de fermiers et d'artisans, avec la famille comme unité sociale de base - sur fond de rejet de tout extrême politique.
Tolkien aura été sensible à la pensée de ce mouvement, attaché à la conviction que l'esprit est plus fort que la matière et à un antiétatisme déterminé. Mais il a été également influencé par l'univers du grandiose William Morris (1834-1896), peintre et romancier, inspiré par un Moyen Âge idéalisé, traducteur de sagas islandaises, tenant actif d'un retour à un artisanat offrant de la beauté à tous. Morris, cofondateur de la Socialist League avec Eleanor Marx, initiateur du renouvellement des arts appliqués, est aussi l'auteur d'un des tout premiers romans de ce qu'on appellera la « fantasy », La Source au bout du monde...
Réflexions théologiques et sensibilité aux mythes, à un Moyen Âge légendaire, c'est là ce qui rassemble un groupe d'amis, les Inklings, qui vont, des années 1930 à 1940, se retrouver dans un pub à Oxford pour se lire ce qu'ils écrivent et le discuter. [...] Les Inklings sont ainsi une bande de croyants, savants, passionnés, qui tous cherchent à faire vivre le registre du « merveilleux », propice à la sensibilisation aux mystères et à la grâce. À transmettre un message chrétien dans un monde déchristianisé.
Ce sont ces enjeux, ces convictions, ces débats qui animent Le Seigneur des anneaux. On ne saurait réduire la trilogie à une quelconque illustration de thèses. Mais elle porte une esthétique et un ensemble de valeurs qui offrent une vision du monde politique et spirituelle. [...][/citation]
À cette aune, Évelyne Pieiller évoque ensuite plus précisément « le monde rêvé des Hobbits » indiqué dans le titre, et ne semble pas être convaincue (sans doute à raison) que l'« univers rétro-rural autarcique » hobbitesque, appréhendé dans son contexte littéraire et intellectuel propre, puisse s'inscrire dans une démarche politique d'émancipation collective. Comme j'ai pu moi-même l'écrire dans un autre fuseau, si William Morris était à la fois artiste et militant (socialiste), ce n'était pas le cas de Tolkien, ce dernier ne partageant pas, du reste, la même foi en l'humanité ici-bas que Morris.
[citation=Évelyne Pieiller, « Le monde rêvé des Hobbits », Le Monde diplomatique, n°795, juin 2020, p. 23, op. cit..]Guerre contre l'esprit du Mal et récit initiatique d'une quête spirituelle, tourments de la conscience et hommage à l'obstination de la force d'amour qui peut surmonter l'intérêt égoïste chez les mortels (tout comme elle fait revivre la nature sans trêve), « Le Seigneur des anneaux est bien entendu une œuvre fondamentalement religieuse et catholique, comme l'écrit Tolkien à un ami jésuite. De manière inconsciente dans un premier temps, puis consciente lorsque je l'ai retravaillée ».
Mais, avec une puissance inventive, joueuse, qui permet d'éviter toute allégorie directe, Tolkien déploie en même temps ce qui peut apparaître comme son monde raisonnablement idéal, celui du peuple du meneur de la quête, les Hobbits - les « petites gens » ou semi-hommes -, une variété humaine modeste, joyeuse, qui n'a pour ainsi dire aucun gouvernement, respecte spontanément les règles anciennes, inchangées, se passe pour l'essentiel de forces de l'ordre, sinon aux frontières. Des personnages qui seront plus ou moins copiés ensuite par la fantasy. Ce monde-là, très « médiévalisant », accepte la magie, mais ignore l'idée même de progrès, de technologie, de sens de l'histoire. Au plus loin des « sombres forges » qui caractérisent l'empire du Mal, artisans et paysans vivent heureux, doués pour les bons repas et les beaux récits, rejetant « ceusses » qui sont « toujours à compter, à mesurer ». D'ailleurs, le héros véritable du récit est un jardinier...
Ce modèle de société, autoprotégée, mesurée, enracinée dans sa mémoire et dans sa Terre mère, féodale mais sans féaux, soucieuse uniquement des menus plaisirs de la vie, mais attentive à tout ce qui verdit et porte fruit, a été salué par les contestataires des années 1960, et à l'opposé par le Mouvement social italien (MSI) néofasciste, qui organisait entre 1977 et 1981 des « camps hobbits ». La trilogie est aujourd'hui chérie de nombreux lecteurs de sensibilité écologiste. Cette aspiration à un univers rétro-rural autarcique, méfiant à l'encontre de la technique, de la perte de contact avec les vérités de la nature, n'est probablement pas près de s'éteindre, à la suite de la crise sanitaire actuelle. Il serait bon de se rappeler alors que la Fraternité de l'Anneau, toute à son combat contre les puissances de mort, a rétabli un roi.[/citation]
L'avertissement d'Évelyne Pieiller me parait assez juste sur le principe, a fortiori quand elle rappelle en début d'article « que rien n'est plus éclairant sur l'imaginaire d'une époque que l'imaginaire artistique qu'il salue ». Personnellement, parmi tous les types de lectures orientées existantes de Tolkien (chrétiennes, écocritiques, féministes, politiques...), qui peuvent être toutes intéressantes en matière d'étude littéraire, je n'en ai jamais vu une qui soit plus « convaincante » qu'une autre, a fortiori en matière de « perspectives de vie », qu'elles soient individuelles ou collectives... À chacun donc de voir ce qu'il veut dans l'imaginaire proposé par des oeuvres de fantasy comme celle de Tolkien, mais en sachant rechercher un juste équilibre entre l'affect et le raisonnement...
On trouvera dans ce même numéro du Monde diplo (journal que je n'avais pas lu depuis longtemps) un article tout aussi intéressant (p. 27) sur George Bernard Shaw (1856-1950) par Marion Leclair et Edward Lee-Six : « Shaw ou l'engagement ironique ». L'article évoque le cheminement politique du célèbre dramaturge, qui fit cause commune un temps avec le socialisme révolutionnaire de William Morris avant de s'en détourner pour rallier le fabianisme, cette forme britannique de socialisme élitiste et gradualiste (réformiste) dont descend le néotravaillisme de Tony Blair (un fabien). L'évocation du parcours de Shaw (un honnête homme fourvoyé chez les fabiens, selon Lénine) est d'ailleurs l'occasion pour les auteurs de l'article d'évoquer l'histoire immédiate : « en avril 2020, le président de la Société fabienne, M. Andrew Harrop, dénonçait la gauchisation du Parti travailliste impulsée par M. Jeremy Corbyn. L'emblème des fabiens [(un loup déguisé en agneau)] signifiait jadis l'infiltration du socialisme dans la bourgeoisie. L'emblème garde toute sa pertinence, mais son sens a changé : le fabianisme est devenu l'infiltration de la bourgeoisie dans le socialisme. » Voila de quoi faire réfléchir, en Grande-Bretagne maintenant que la page du corbynisme est tournée (un autre article du même numéro du Monde diplo en parle), mais aussi ailleurs quand on songe à tout ce que l'on peut décidément mettre (ou ne pas mettre) derrière les mots « socialisme » ou « social-démocratie » en Occident de nos jours (voila sans doute pourquoi, me concernant en la matière, je ne puis parler, souvent, que de « mon » socialisme)... Bref, l'article est vraiment bien écrit, et justifiait notamment que j'achète le journal sans que ce soit uniquement pour l'article de Pieiller : https://www.monde-diplomatique.fr/2020/06/LECLAIR/61913
À noter enfin, pour en revenir à la personne derrière l'article « Le monde rêvé des Hobbits », qu'Évelyne Pieiller, née Degeyter, qui avait vingt ans en 1969, connait notamment bien la musique rock (dans un sens large du terme), musique sur laquelle elle a beaucoup écrit, notamment pour la revue Regards : sur le site de cette revue, on pourra lire à cet égard quelques articles de sa main parus en l'an 2000 et consacrés notamment au rock des années 1950, 1960 et 1970. En 2008, elle a aussi écrit, pour le Monde diplo, un article consacré au heavy metal (toujours dans un sens assez large du terme), à l'occasion d'un concert de Motörhead : https://blog.mondediplo.net/2008-12-16-L...e-activite
Amicalement,
B.
L'article n'est pas très long, mais il est intéressant, documenté, et passe notamment en revue « du catholicisme à William Morris, les influences de J. R. R. Tolkien ». Je prends sur moi d'en partager ici de larges extraits. Évoquant le catholicisme fervent (et minoritaire au Royaume-Uni) de Tolkien, Évelyne Pieiller parle ainsi du cardinal Newman, de Léon XIII, de Pie XI, du distributisme, des Inklings... et aussi, donc, de William Morris.
[citation=Évelyne Pieiller, « Le monde rêvé des Hobbits », Le Monde diplomatique, n°795, juin 2020, p. 23.]L'université et les croyants ont été durablement marqués par ce qu'on a appelé le « mouvement d'Oxford », autour de John Henry Newman (1801-1890), un ecclésiastique anglican qui, de façon retentissante, va se convertir au catholicisme. Ses réflexions sur le don de soi, le rôle de l'intuition directe dans la foi... vont nourrir les questionnements de bien des chrétiens, notamment britanniques. Il sera ordonné cardinal par le pape Léon XIII, dont l'encyclique Rerum Novarum (1891), que prolongera Pie XI (1922-1939), définira la position de l'Église catholique par rapport au travail : soutien au syndicalisme mais opposition au socialisme, proposition de la cellule familiale comme modèle d'organisation de la société. Cette conception engendre une théorie économique, le distributisme : favorable à la propriété privée attribuée à des groupes plutôt qu'à des individus et, concernant la terre et les outils, prônant le retour aux guildes, le refus des banques (sinon mutualistes), privilégiant une société de fermiers et d'artisans, avec la famille comme unité sociale de base - sur fond de rejet de tout extrême politique.
Tolkien aura été sensible à la pensée de ce mouvement, attaché à la conviction que l'esprit est plus fort que la matière et à un antiétatisme déterminé. Mais il a été également influencé par l'univers du grandiose William Morris (1834-1896), peintre et romancier, inspiré par un Moyen Âge idéalisé, traducteur de sagas islandaises, tenant actif d'un retour à un artisanat offrant de la beauté à tous. Morris, cofondateur de la Socialist League avec Eleanor Marx, initiateur du renouvellement des arts appliqués, est aussi l'auteur d'un des tout premiers romans de ce qu'on appellera la « fantasy », La Source au bout du monde...
Réflexions théologiques et sensibilité aux mythes, à un Moyen Âge légendaire, c'est là ce qui rassemble un groupe d'amis, les Inklings, qui vont, des années 1930 à 1940, se retrouver dans un pub à Oxford pour se lire ce qu'ils écrivent et le discuter. [...] Les Inklings sont ainsi une bande de croyants, savants, passionnés, qui tous cherchent à faire vivre le registre du « merveilleux », propice à la sensibilisation aux mystères et à la grâce. À transmettre un message chrétien dans un monde déchristianisé.
Ce sont ces enjeux, ces convictions, ces débats qui animent Le Seigneur des anneaux. On ne saurait réduire la trilogie à une quelconque illustration de thèses. Mais elle porte une esthétique et un ensemble de valeurs qui offrent une vision du monde politique et spirituelle. [...][/citation]
À cette aune, Évelyne Pieiller évoque ensuite plus précisément « le monde rêvé des Hobbits » indiqué dans le titre, et ne semble pas être convaincue (sans doute à raison) que l'« univers rétro-rural autarcique » hobbitesque, appréhendé dans son contexte littéraire et intellectuel propre, puisse s'inscrire dans une démarche politique d'émancipation collective. Comme j'ai pu moi-même l'écrire dans un autre fuseau, si William Morris était à la fois artiste et militant (socialiste), ce n'était pas le cas de Tolkien, ce dernier ne partageant pas, du reste, la même foi en l'humanité ici-bas que Morris.
[citation=Évelyne Pieiller, « Le monde rêvé des Hobbits », Le Monde diplomatique, n°795, juin 2020, p. 23, op. cit..]Guerre contre l'esprit du Mal et récit initiatique d'une quête spirituelle, tourments de la conscience et hommage à l'obstination de la force d'amour qui peut surmonter l'intérêt égoïste chez les mortels (tout comme elle fait revivre la nature sans trêve), « Le Seigneur des anneaux est bien entendu une œuvre fondamentalement religieuse et catholique, comme l'écrit Tolkien à un ami jésuite. De manière inconsciente dans un premier temps, puis consciente lorsque je l'ai retravaillée ».
Mais, avec une puissance inventive, joueuse, qui permet d'éviter toute allégorie directe, Tolkien déploie en même temps ce qui peut apparaître comme son monde raisonnablement idéal, celui du peuple du meneur de la quête, les Hobbits - les « petites gens » ou semi-hommes -, une variété humaine modeste, joyeuse, qui n'a pour ainsi dire aucun gouvernement, respecte spontanément les règles anciennes, inchangées, se passe pour l'essentiel de forces de l'ordre, sinon aux frontières. Des personnages qui seront plus ou moins copiés ensuite par la fantasy. Ce monde-là, très « médiévalisant », accepte la magie, mais ignore l'idée même de progrès, de technologie, de sens de l'histoire. Au plus loin des « sombres forges » qui caractérisent l'empire du Mal, artisans et paysans vivent heureux, doués pour les bons repas et les beaux récits, rejetant « ceusses » qui sont « toujours à compter, à mesurer ». D'ailleurs, le héros véritable du récit est un jardinier...
Ce modèle de société, autoprotégée, mesurée, enracinée dans sa mémoire et dans sa Terre mère, féodale mais sans féaux, soucieuse uniquement des menus plaisirs de la vie, mais attentive à tout ce qui verdit et porte fruit, a été salué par les contestataires des années 1960, et à l'opposé par le Mouvement social italien (MSI) néofasciste, qui organisait entre 1977 et 1981 des « camps hobbits ». La trilogie est aujourd'hui chérie de nombreux lecteurs de sensibilité écologiste. Cette aspiration à un univers rétro-rural autarcique, méfiant à l'encontre de la technique, de la perte de contact avec les vérités de la nature, n'est probablement pas près de s'éteindre, à la suite de la crise sanitaire actuelle. Il serait bon de se rappeler alors que la Fraternité de l'Anneau, toute à son combat contre les puissances de mort, a rétabli un roi.[/citation]
L'avertissement d'Évelyne Pieiller me parait assez juste sur le principe, a fortiori quand elle rappelle en début d'article « que rien n'est plus éclairant sur l'imaginaire d'une époque que l'imaginaire artistique qu'il salue ». Personnellement, parmi tous les types de lectures orientées existantes de Tolkien (chrétiennes, écocritiques, féministes, politiques...), qui peuvent être toutes intéressantes en matière d'étude littéraire, je n'en ai jamais vu une qui soit plus « convaincante » qu'une autre, a fortiori en matière de « perspectives de vie », qu'elles soient individuelles ou collectives... À chacun donc de voir ce qu'il veut dans l'imaginaire proposé par des oeuvres de fantasy comme celle de Tolkien, mais en sachant rechercher un juste équilibre entre l'affect et le raisonnement...
On trouvera dans ce même numéro du Monde diplo (journal que je n'avais pas lu depuis longtemps) un article tout aussi intéressant (p. 27) sur George Bernard Shaw (1856-1950) par Marion Leclair et Edward Lee-Six : « Shaw ou l'engagement ironique ». L'article évoque le cheminement politique du célèbre dramaturge, qui fit cause commune un temps avec le socialisme révolutionnaire de William Morris avant de s'en détourner pour rallier le fabianisme, cette forme britannique de socialisme élitiste et gradualiste (réformiste) dont descend le néotravaillisme de Tony Blair (un fabien). L'évocation du parcours de Shaw (un honnête homme fourvoyé chez les fabiens, selon Lénine) est d'ailleurs l'occasion pour les auteurs de l'article d'évoquer l'histoire immédiate : « en avril 2020, le président de la Société fabienne, M. Andrew Harrop, dénonçait la gauchisation du Parti travailliste impulsée par M. Jeremy Corbyn. L'emblème des fabiens [(un loup déguisé en agneau)] signifiait jadis l'infiltration du socialisme dans la bourgeoisie. L'emblème garde toute sa pertinence, mais son sens a changé : le fabianisme est devenu l'infiltration de la bourgeoisie dans le socialisme. » Voila de quoi faire réfléchir, en Grande-Bretagne maintenant que la page du corbynisme est tournée (un autre article du même numéro du Monde diplo en parle), mais aussi ailleurs quand on songe à tout ce que l'on peut décidément mettre (ou ne pas mettre) derrière les mots « socialisme » ou « social-démocratie » en Occident de nos jours (voila sans doute pourquoi, me concernant en la matière, je ne puis parler, souvent, que de « mon » socialisme)... Bref, l'article est vraiment bien écrit, et justifiait notamment que j'achète le journal sans que ce soit uniquement pour l'article de Pieiller : https://www.monde-diplomatique.fr/2020/06/LECLAIR/61913
À noter enfin, pour en revenir à la personne derrière l'article « Le monde rêvé des Hobbits », qu'Évelyne Pieiller, née Degeyter, qui avait vingt ans en 1969, connait notamment bien la musique rock (dans un sens large du terme), musique sur laquelle elle a beaucoup écrit, notamment pour la revue Regards : sur le site de cette revue, on pourra lire à cet égard quelques articles de sa main parus en l'an 2000 et consacrés notamment au rock des années 1950, 1960 et 1970. En 2008, elle a aussi écrit, pour le Monde diplo, un article consacré au heavy metal (toujours dans un sens assez large du terme), à l'occasion d'un concert de Motörhead : https://blog.mondediplo.net/2008-12-16-L...e-activite
Amicalement,
B.

