Question délicate en effet, surtout lorsqu'il faut distinguer le plaisir de la lecture et la compréhension de la lecture :)
J'ai découvert le SdA dans la foulée du Hobbit, peu après avoir fêté mon 12ème anniversaire. Le fait est que j'ai gardé un souvenir extrêmement confus de ma première lecture, beaucoup de termes archaïques m'étant inconnus à l'époque. Sans parler de certaines situations politico-militaires qui m'échappaient totalement. Et je ne mentionne même pas les poèmes, que je zappais systématiquement. (OK, je suis bon pour le goudron et les plumes.)
La vérité, pourtant, est que ces détails triviaux ne m'ont absolument pas empêché de savourer pleinement le SdA, en dépit de sa complexité. L'incompréhension de certains épisodes ajoutait même au charme ésotérique d'une oeuvre que je devinais grandiose. La preuve est que la découverte de Tolkien a eu un impact indéniable sur mes fréquentations littéraires ultérieures ;)
Pat

