Normalement les hymnes sont chantés par les croyants pour dieu, c'est bien cela? Donc dans certains cas, on imaginerait un hymne "divin"? c'est intéressant.
Mais, j'aurais quelques objections. D'après ton exemple, il s'agit surtout d'une manière de décrire les relations entre le père et le fils, plus que la création du monde. Mais il est vrai qu'il y a aussi une relation entre les ainur et Eru.
Qu'en pensent les "théologiens" de ce forum?
(Je précise qu'on dit "un" hymne logiquement (grec ho humnos, singulier), même si beaucoup de gens le mettent au féminin. peut être est-ce la proximité avec "chanson" qui joue? )
D'autre part, la comparaison de la grande musique avec 1/ le Verbe divin et 2/ L'hymne divin que tu as mentionné ne me paraît pas tout à fait convainquante.
La musique des ainurs, c'est une musique sans parole non? donc ce n'est pas un "verbe".
Mais on peut peut être trouver un rapport plus lointain. Car "verbe" divin traduit "logos", qui veut dire parole, discours, raison, définition, calcul, proportion mathématique, etc. La traduction latine a restreint cette polysémie (verbum), et la trad fraçaise encore plus limitative. (Qui est le Ledoux en question? c'est Saint Jérôme je crois, mais il n'avait pas le choix)
Toujours est-il qu'on peut légitimement donner à logos le sens de "raison", "intelligence" ou "rapport". Or on sait bien que la musique est, depuis les grecs d'ailleurs, un grand objet de spéculation mathématique.
Conclusion de ce message un peu brouillon : le logos peut peut être désigner un rapport intelligible entre les êtres, qui constituerait leur essence (dans une optique néoplatonicienne). La grande musique désignerait aussi ce type de rapport.
Iranon, embrouillé

