Pour ce qui est de la mort des Valar et Maiar, ils ne meurent pas au sens ou les Hommes meurent (càd quitter l'espace et le temps) car ils n'en ont pas le droit. Ils doivent rester dans le Monde jusqu'à la Fin. Mais Gandalf est justement l'un des rares qui échappent à cette règle, pas à cause de sa nature, mais à cause de ses actes. Cf. le sujet "... et les Balrogs?" (http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum1...00410.html) où j'ai traduit un passage de la lettre à laquelle je faisais référence. Et il ne revient pas tel qu'il était avant dans l'Ouest, mais différent.
En m'aventurant dans le mysticisme (ce n'est pas mon fort ;-)), je dirais que ce qu'il y a de divin dans Gandalf ne procède pas de sa nature angélique, mais bien de cette résurrection, par laquelle Eru justifie le sacrifice et la mort de Gandalf le Gris. Personnellement, même si Tolkien n'a pas, je crois, fait ce parallèle, ça m'évoque le Christ. Peut-être cela rejoint-il ton propos, d'ailleurs : le Christ aussi est une divinité qui s'est abaissée à prendre corps mortel...

