Je n'en suis pas persuadé. J'ai souvent lu cet argument ces dernières années, comme quoi "étudier" le texte (et non simplement le "lire") revenait à perdre l'enchantement. Mais j'ai toujours trouvé l'argument un peu simpliste. Quand j'ai travaillé (par exemple) sur le symbolisme lunaire et solaire dans l'histoire de Míriel et Finwë (cf. l'article sur mon site), j'ai certes disséqué le texte. Il n'empèche... qu'au travers de rapprochements, de grands moments d'enchantement se sont produits... Ne serait-ce que d'avoir mis le doigt sur la double description en miroir de la rencontre d'Indis et Finwë (vue subjectivement, dans l'un des textes, par Finwë, dans l'autre par Indis).
L'analyse d'un texte n'exclut pas l'enchantement. Si elle est bien faite (c'est un autre histoire), elle ne fait que le magnifier.
Didier.

