Le pied " pinnouté " de Melkor n'aurait-il point pu être remplacé par une sorte de prothèse ?
En effet, si on s'attache à regarder les capacités de Morgoth, on s'aperçoit qu'il passe son temps à transformer le monde et à le modifier par des artefacts dérisoires (car cela ne sert à rien c'est toujours Eru qui aura raison) et plutôt technique.
On se rend d'avantage compte de l'influence de la technologie chez " les forces du mal " dans le Seigneur des Anneaux ; notamment à travers les machines de guerre orques et la transformation de la comté.
J'ais eu l'occasion de parler avec un ami de l'influence de la " modernité mécanique " chez Tolkien et notamment de son aversion (le mot est peut être un peu trop fort) pour les innovations techniques. Bien qu'il ne faille pas voir d'allégorie dans les textes de Tolkien (si j'ai bien suivi certaines discussions), il ne reste pas moins, qu'à la lecture du SdA (pardonnez l'abréviation) il me reste toujours comme un goût d'indigestion de l'évolution technique et un puissant sentiment d'immuabilité technologique.
Bref, tous ça pour dire que mes sensations me conduisent plutôt à rapprocher ce qui n'est pas naturel et technique des " forces du mal " (le côté obscure ?) et donc de tenter de combler l'apparente contradiction du du qui devient des pied(s) de Melkor par une prothèse de nature mécanique ou biologique (je pense plutôt pour mécanique) qui en ferait une sorte de techno-valar (un Dark Vador en puissance ?) alors même que les termes archaïques employés pour narrer ses élucubrations n'arrive pas à rendre compte de tout ces aspects techniques (comme dans le " Cycle du Soleil de Teur " de Gene Wolf).
Voici une hypothèse qui repose plus sur des intuitions que sur une réel démonstration. Mais comme souvent, dans le cas des " contradictions silmarillionnèsques " chacun peut se faire une idée et essayer de s'y tenir.
En plus, Tolkien n'a pas pu relire les épreuves du Silmarillion. Il s'agit sans aucun doute d'un problème de compatibilité de textes mis les uns à la suite des autres alors qu'ils ne furent pas tous aboutis et que toutes les contradictions ne furent pas encore levées par l'auteur avant sa mort. Mais même dans ce cas, je trouve toujours que l'erreur est plus enrichissante comme cela et j'imagine alors Melkor se baladant avec un pied digne des meilleurs instruments issue de " l'île des enfants perdus ".
A plus (dis-je, dans un jet de vapeur).
Stéphane.

