T1, Chap. I. NOMBREUSES RENCONTRES, Page 300:
« Si vous me permettez de le dire, j'y ai ajouté quelques touches à ma façon: vous ne l'aurez peut-être pas remarqué, mais certaines des vagues avaient pris la forme de grands chevaux blancs, montés par de brillants cavaliers blancs, et il y avait de nombreux galets qui roulaient et crissaient. J'ai craint un moment que nous n'ayons libéré une fureur trop grande et que la crue, échappant à notre contrôle, ne vous emporte tous. Il y a une grande vigueur dans les eaux qui descendent des neiges des Monts Brumeux. »
J'avais coupé les deux dernières phrases lors de la citation dans mon post précédant, parce que je pensais que Gandalf changeait de sujet (à propos de sa « touche personnelle »), un peu brusquement d'ailleurs (je ne sais pas ce qu'il en est de la v.o. ?). Mais peut-être qu'il ne change pas de sujet et que ces deux phrases permettent d'apporter une explication fonctionnelle des cavaliers blancs : quand Gandalf s'est rendu compte que la crue pouvait tout dévaster et emporter bien plus que neuf cavaliers, il a alors tenté de la contrôler de cette façon. Les cavaliers blancs étaient là pour chevaucher les vagues devenues chevaux pour les diriger.
Et ça pourrait rejoindre, d'une certaine façon, ce que disait Cédric plus haut : tempérer et contrôler la fureur et la brutalité de la crue qui contrastait trop avec l'ambiance de Fondcombe.
Voilà, c'est juste l'impression que j'ai eue en relisant ce passage. Quelqu'un a-t-il la même compréhension que moi des paroles du Gris ? Peut-être la v.o. est-elle plus explicite à ce sujet ? (ce n'est pas que je voudrais accuser Ledoux de tous les maux, mais je n'ai pas totalement confiance...). D'ailleurs, au passage, existe-il un équivalant de l'excellent moteur de recherche de ce site, mais pour le texte original ?

