A la page 376 du Silmarillion (Pocket), il est dit:
"[Imladris] résista longtemps mais Sauron rassembla tous les anneaux qui restaient et les distribua aux autres peuples des Terres du Milieu, espérant mettre ainsi sous sa coupe tous ceux qui ambitionnaient secrètement d'avoir un pouvoir supérieur aux autres. Il donna sept anneaux aux Nains, et neuf aux Humains, car ils étaient là, comme ailleurs, les premiers à suivre ses volontés. Il pervertit aussi tous ces anneaux, d'autant plus aisément qu'il avait pris part à leur fabrication et tous furent maudits et trahirent en fin de compte ceux qui les avaient utilisés. Les Nains se révélèrent rétifs et difficiles à mater, car ils supportaient mal d'être dominés par d'autres, leurs cœurs n'étaient pas faciles à sonder et on ne pouvait en faire des ombres. Ils ne se servirent des anneaux que pour amasser des richesses : un puissant amour de l'or allié à une rage incessante leur vint au cœur et il en sortit assez de mal ensuite pour que Sauron en tirât profit."
Et plus loin:
"Les Humains tombèrent plus aisément dans le piège. Ceux qui se servirent des Neuf anneaux devinrent les puissants de leur époque : rois, sorciers et guerriers d'antan, ils gagnèrent la gloire et la richesse, mais cela se retourna contre eux."
D'après ces citations j'ai l'impression que si les anneaux n'étaient pas tous identiques (ça serait très étonnant), ils n'ont pas non-plus été créés en fonction de leurs futurs possseurs, et que même les "modifications" apportées par Sauron n'ont pas donné un pouvoir spécifique à chaque anneau. Notamment la phrase "on ne pouvait en faire des ombres" en parlant des Nains: autrement dit, Sauron voit après avoir donné les anneaux que les Nains ne deviennent pas des Nazgûl.
Pour répondre à Stephan, peut-être que Sauron voulait utiliser les anneaux lui-même, ou qu'il préférait les marchander avec les Nains (pour les corrompre, ou en vue du moment ou il retrouverait l'unique, bien que cette dernière hypothèse soit peu probable vu que Sauron pensait l'avoir perdu pour de bon il me semble)

