04-03-2002, 08:57
Le chapitre XIX du Silmarillion est remarquable à plus d'un titre. Nous y observons par exemple quantité d'événements plutôt "inhabituels".
Par exemple, en page 212 (éd. Pocket), nous lisons :
Gorlim aurait voulu reculer mais, pris par le regard de Sauron, il dit enfin tout ce qu'il savait. Alors Sauron se mit à rire et se moqua de lui, lui disant qu'il n'avait vu qu'un fantôme conjuré par magie pour le prendre au piège, et qu'Eilinel était morte. " Je vais tout de même te donner ce que tu as demandé, dit Sauron. Tu vas retrouver Eilinel et être libéré de mon service ". Puis il le fit mettre à mort avec la plus grande cruauté.
C'est ainsi que le refuge de Barahir fut découvert, que Morgoth put tendre ses filets et que les Orcs vinrent dans les heures tranquilles d'avant l'aube surprendre les hommes de Dorthonion et les tuer tous, sauf un. Car Beren, le fils de Barahir, était parti sur l'ordre de son père pour une dangereuse mission afin d'espionner l'ennemi, et il était loin quand le refuge fut investi. Et alors qu'il était endormi dans la forêt en pleine nuit il rêva que des charognards se pressaient en rangs serrés comme les feuilles des arbres sur des troncs dénudés près d'un marais, et que du sang coulait encore de leurs becs. Puis il perçut dans son rêve qu'une forme traversait les eaux pour venir vers lui, et c'était le fantôme de Gorlim qui lui raconta sa trahison et sa mort et lui dit de se hâter d'aller prévenir son père.
Par exemple, en page 212 (éd. Pocket), nous lisons :
Gorlim aurait voulu reculer mais, pris par le regard de Sauron, il dit enfin tout ce qu'il savait. Alors Sauron se mit à rire et se moqua de lui, lui disant qu'il n'avait vu qu'un fantôme conjuré par magie pour le prendre au piège, et qu'Eilinel était morte. " Je vais tout de même te donner ce que tu as demandé, dit Sauron. Tu vas retrouver Eilinel et être libéré de mon service ". Puis il le fit mettre à mort avec la plus grande cruauté.
C'est ainsi que le refuge de Barahir fut découvert, que Morgoth put tendre ses filets et que les Orcs vinrent dans les heures tranquilles d'avant l'aube surprendre les hommes de Dorthonion et les tuer tous, sauf un. Car Beren, le fils de Barahir, était parti sur l'ordre de son père pour une dangereuse mission afin d'espionner l'ennemi, et il était loin quand le refuge fut investi. Et alors qu'il était endormi dans la forêt en pleine nuit il rêva que des charognards se pressaient en rangs serrés comme les feuilles des arbres sur des troncs dénudés près d'un marais, et que du sang coulait encore de leurs becs. Puis il perçut dans son rêve qu'une forme traversait les eaux pour venir vers lui, et c'était le fantôme de Gorlim qui lui raconta sa trahison et sa mort et lui dit de se hâter d'aller prévenir son père.
Est-ce que cela veut dire que les Humains, lorsqu'ils en ressentent le besoin impératif, peuvent différer un peu leur départ vers le lieu assigné après leur mort pour mener à bien cette mission ?
Est-ce que certaines âmes humaines errent sur la Terre du Milieu en quête de la réalisation de leur mission ?
Mais Gorlim me paraît un cas bien isolé. Unique ?
Cédric.

