Une phrase m'a fait froid dans le dos :
Dès le début, il se cache, fuit, dissimule. Autre point encore : il n'est pas du tout à l'aise avec son père, qui est pourtant bon vivant, et qui n'hésite pas à exprimer ses sentiments. Dès qu'une personne à tempérament positif et heureux est dans les parages, il se cache.
Yyr : bonjour Jérôme :)
Je saisis ce que tu veux dire... Mmm... oui oui :) * note dans un coin : ne pas voir de l'Estel partout * :)
Il n'empêche que Turin, aux souvenirs que j'en ai, n'a jamais pêché par espérance... Je dis, ce type est déprimant !
Lambertine : pertinantes, tes idées... je n'avais pas pensé au syndrome du survivant.
Mais plus que cela (ou plutôt, en plus de cela), je crois qu'il y a la personnalité de sa mère.
Tuor et Turin ont deux mères radicalement différentes. Cousines, mais Rian et Morwen sont de caractère complètement opposé :
Il y a quelques pistes intéressantes à creuser encore : le rôle de la mère, déjà entrevu ; la symbolique des éléments (pour l'instant, Tuor est associé à l'eau : grandi au bord d'un lac, protégé d'Ulmo... Or l'eau chez Tolkien est éminemment positive, à quelques rares exceptions près. A la différence du feu, qui a deux aspects clairement délimités, positif pour le feu blanc, négatif pour le feu rouge. A voir si Turin est associé à un élément en particulier, je n'ai pas encore relu) ; le fait que dès sa naissance, on lit en Tuor qu'il aura un destin qui apportera l'espoir aux Elfes et aux Humains (alors que Turin est maudit à l'âge de je-ne-sais-quoi, mais pas à sa naissance)...

