21-03-2002, 09:30
Je ne ferai pas de procès d'intention à Tolkien, je citerai seulement un extrait de sa correspondance.
Dans cette lettre 142 qu'a citée Semprini (le SdA est « une œuvre fondamentalement religieuse et catholique »), Tolkien répond à Robert Murray à propos de l'idée de ce dernier qui compare l'image de Galadriel à celle de la Vierge Marie. Tolkien ne renie pas cette comparaison, au contraire, il dira que c'est sur elle qu'est basée sa propre perception de la majesté et de la simplicité est fondée1. Galadriel n'est bien sûr pas sa jumelle mais elle véhicule, comme d'autres personnages chez Tolkien, certaines valeurs fondamentales pour lui.
Dans cette lettre 142 qu'a citée Semprini (le SdA est « une œuvre fondamentalement religieuse et catholique »), Tolkien répond à Robert Murray à propos de l'idée de ce dernier qui compare l'image de Galadriel à celle de la Vierge Marie. Tolkien ne renie pas cette comparaison, au contraire, il dira que c'est sur elle qu'est basée sa propre perception de la majesté et de la simplicité est fondée1. Galadriel n'est bien sûr pas sa jumelle mais elle véhicule, comme d'autres personnages chez Tolkien, certaines valeurs fondamentales pour lui.
Comme le disais Semprini, ce que j'ai voulu montrer à Carcassonne, à travers quelques exemples, c'est que l'oeuvre de Tolkien, notamment le Silmarillion publié en 77, est une incontestable mythologie mais que Tolkien y a également introduit des thèmes chrétiens, signes de l'influence de sa Foi sur son oeuvre. Cette ambivalence est je crois finalement prouvée déjà à de nombreuses reprises et difficile à contredire.
Cédric.
1. « I think I know exactly what you mean [...] by your references to Our Lady, upon which all my own small perception of beauty both in majesty and simplicity is founded. »

