S'il est vrai que le danger est un facteur influent puissant dans la relation Frodon/Sam, mais il y a une chose qui émane beaucoup de Sam, c'est sa loyauté, son sens du devoir. C'est cette mentalité qui le conduira plus tard à devenir Maire. Il ne faut pas oublier non plus qu'à l'origine, c'est Gandalf qui a confié Frodon aux soins de Sam, et que ce dernier a toujours mis un point d'honneur à tenir parole, mais surtout, Sam craignait énormément Gandalf, peut-être autant qu'il l'admirait d'ailleurs.
Frodon n'a pas eu d'attitude "supérieure" face à Sam, bien que leur milieux soient différents. Bien loin de lui ce sentiment d'ailleurs. Tout, à travers les descriptions qu'en faisait Tolkien, donnait de Frodon une image d'un être doux de caractère, un peu taciture, presque effacé, dominé par la solitude. Sam est son contraire, bruyant, curieux, comique parfois, doté d'un caractère trempé et entier. Partager sa solitude avec lui, dont la force physique et de caractère sont incontournable, était pour Frodon la source de force morale complémentaire qui lui permettrait de mener sa mission. Leur amitié est scellée par leur différences : ils se complètent jusqu'à ne former qu'un. Lorsque Frodon "tombe" face à Arachné, c'est Sam qui prend le relais
Je ne dirais pas réellement qu'elle soit une amitié froide. Frodon reste distant, parce que c'est sa nature, et parce que l'Anneau le ronge. Sam continue de se comporter en serviteur parce qu'il veut rester à "sa place" socialement-parlant, de plus, il a toujours eu ce comportement et il se désavouerai en changeant. Mais souvenez-vous de ce passage, lorsqu'ils procèdent par tour de garde et que Sam regarde Frodon dormir, dit qu'il aime Frodon. D'ailleurs, passé Cirith Ungol, et jusqu'à la fin, Sam à "porté" Frodon à bout de bras. Et à plusieurs reprises on voit Sam s'inquiéter pour Frodon. Je ne peux pas croire que s'il n'avait s'agit que d'une relation maître-serviteur (étant persuadés qu'ils vivaient leurs derniers jours) l'attitude de Sam aurait été la même.
D'ailleurs, pour marquer cette amitié, Tolkien n'hésite pas à la confronté à une autre, très différente et très forte aussi, celle de la complicité entre Pippin et Merry (qui revêt plutôt une allure de farce).
Yavanna

