Bon, hem, OK, j'explicite et éclaire ma "grosse connerie" qui en est une ;-))Petit cours (succint) de psychanalyse (Freud):
En effet il y a conflit entre des exigences sociales, morales et des désirs, des préoccupations jugés inconvenants qui sont pour cela REFOULéS dans l'inconscient. Freud se représente le psychisme comme une maison à 3 étages.
Au milieu c'est le moi conscient qui subit des pressions contradictoires.
D'en bas vient la pulsion des instincts (les interdits sociaux en gros) qui cherchent à traduire leurs exigences au niveau de la conscience claire.
D'en haut vient la pression de la censure "morale" qui cherche à refouler les instincts. L'ensemble de ces 'interdits moraux' (qui varie selon les cultures naturellement)constitue ce que Freud appelle le sur-moi. Mais, remarque intéressante, ce sur-moi, a lui-même une origine instinctive. Il est issu d'un instinct de sécurité, d'un besoin d'être protégé et aimé. D'être conforme à ce que l'être aimé attend de lui. Donc si on renonce à certaines satisfactions instinctives, c'est pour ne pas cesser d'être aimé (cela me semble le cas de figure Sam => Frodo). (C'est Sam qui est en "manque d'amour" et non Frodo, qui d'une certaine manière se suffit à lui-même).
Le "sur-moi" apparaît comme une étape nécessaire dans la formation de la conscience morale, mais il ne faut pas le confondre avec la conscience morale elle-même. La conscience morale, adulte, mûrie, authentique, ne saurait se réduire au "sur-moi". (COMPRIS ;-)))
Le "sur-moi" joue un grand rôle dans les troubles du comportement et de l'affectivité: les névroses.
L'individu normal, vivant en société, est tenu de contrôler ses instincts (Sam limite ?), de leur refuser certaines satisfactions. Mais le "sur-moi" du névrosé est plus exigeant : non seulement il interdit aux instincts de se satisfaire mais il les REFOULE, cad les expulse de la conscience claire. L'instinct REFOULé "se venge" et réapparaît sous forme symbolique par des troubles psychiques divers. C'est là ce qui constitue un complexe, cad un ensemble de tendances refoulées qui perturbent l'équilibre du sujet (et donc nos 2 hobbits sont tout à fait équilibrés) :l'exemple littéraire le plus célèbre d'un homosexuel refoulé, Don Juan (et sûrement pas Sam).
J'espère avoir fait amende honorable ;-(
Cathy, qui dans sa prime jeunesse, connu ce genre de problème, en tant qu'anorexie mentale (c'est surtout pas que vous vous apitoyez sur moi, non, simplement ... ben sais pas ;-))
Cathy

