on va dire que l'un de nous deux comprend moins bien l'anglais que l'autre pour expliquer cette différence radicale de lecture sur l'article "warm beds...".
moi il m'a bien semblé que l'auteur précisait que la lecture homoérotique d'une relation comme Sam/Frodo était surgie d'un contexte post-WW1, très loin de l'intention de l'auteur !
passons... ça commence à m'énerver ce procédé de lecture orientée et selective...
je préfère revenir sur mon idée que l'oeuvre de Tolkien est censée, par nature, être lue à travers sa propre grille.
Toto voulait faire un mythe fondateur de la "civilisation anglaise", ce qui ne remonte pas très loin comparé à Sumer.
donc oui, il a du se poser sur d'autres substrats culturels antérieurs, impossibles à ignorer pour comprendre ses récits (ça expliquerait pourquoi il ne cartonne pas au Japon).
Mais il a taffé pendant des décennies pour pondre malgré tout un "truc" original !
il s'est fait chié le cul, s'est pris la tronche, a remaché ses idées sans cesse pendant des plombes (comme aucun autre être humain, à ma connaissance)... tout ça pour obtenir un univers PAR-TI-CU-LIER!
il me semble que ce particularisme, si laborieusement recherché, justifie en retour une attitude de lecture quasi-dévote, comme d'un texte-saint ou fondateur (et pour ce qu'il vaut)... ce qui est souvent le cas ici, certes! mais quand "l'éxégèse" devient grille de lecture, elle outrepasse son rôle.
Frodo n'est ni un grec ni un viking, c'est un hobbit!
et le seul endroit pour savoir ce qu'est vraiment un hobbit, c'est dans le texte de Tolkien!

