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Frodon & Sam
Shnogul : ;-) (mais bien sûr qu'ils existent : j'en suis une!) :-D :-D :-D

"si tu lis un bouquin d'anthropologie ou d'ethnologie, tu n'es déjà plus dans l'observation d'un fait réel, mais dans la lecture d'un décryptage fourni par un auteur, avec son point de vue et sa narration." Très juste. D'où la nécessité d'une lecture critique, à moins d'aller sur place soi-même. Cas dans lequel on ne ferait que transmettre son propre point de vue sur les mêmes faits et phénomènes. Pas facile, hein!?

"ce qui n'est plus si loin du boulot de romancier..." : euh...mmmh... pas vraiment là. A priori, l'intention du romancier est de créer, celle de l'anthropologue, de rendre compte. Le premier s'inspire du réel pour le transformer à travers sa propre subjectivité active et consciente. Le second est censé observer le réel et le décrire, en essayant d'éviter toute subjectivité. Ce qui est pratiquement impossible, l'observateur restant humain. Aucun anthropologue, à ma connaissance, n'a pu atteindre l'objectivité absolue, mais plus ils sont honnêtes, plus facilement ils l'admettent et prennent du recul par rapport à leurs propres conclusions. Un anthropologue qui "romance", cesse de l'être, mais peut devenir un bon écrivain... de fiction.

Pour en revenir à ce que tu disais plus haut, la meilleure façon d'anthropologiser, c'est encore de laisser la parole à son sujet d'étude. Encore que ledit sujet, lui-même ne livrera sur sa propre culture, que le regartd subjectif de celui qui la vit de l'intérieur. Help! (Tu connais celle du serpent qui se mord la queue? :-D )

(On est méchamment hors sujet, là, je crois).

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