27-05-2002, 00:21
Iarwain : Importante? dans quelle proportion?
J'accorde plus de légitimité aux textes publiés du vivant de Tolkien qu'aux autres, car il a fait explicitement ses choix entre les versions possibles. Cela ne signifie pas — loin de là ! — que je sous-estime le Silmarillion, mais je garde à l'esprit qu'il s'agit d'un recueil de textes édité par Christopher Tolkien (que son père aurait peut-être organisé autrement — si tant est qu'il ait réussi à en avoir une vision achevée).
Le 'Silmarillion 1977', les Contes et légendes inachevés et la série Home forment pour moi une continuité. Bien sûr, de nombreux textes ont une légitimité plus importante que d'autres au sein de cet ensemble, en fonction des remarques de Tolkien lui-même et de leur état d'achèvement.
Mais si un événement de Bilbo le Hobbit entre en contradiction avec ce qui en est dit dans le 'Silmarillion 1977', je ne privilégierai pas le Silmarillion.
Cependant, comme je l'indiquais plus haut, j'essaierai de voir si l'écart n'est pas dû à la vision partiale de Bilbo qui en restitue la façon dont il l'a vécu. C'est, en tout cas, ce que j'ai voulu faire sur le cas des Géants du Hobbit.
Bref, à mon sens, sur un plan externe, Bilbo le Hobbit a plus de légitimité éditoriale que le 'Silmarillion 1977' (Tolkien l'a d'ailleurs revu après la publication du Seigneur des Anneaux ; il faut donc tenir compte des imperfections laissées délibérément, qu'il met au compte de Bilbo) ; mais, sur un plan interne, il fait preuve de moins d'objectivité que les autres textes du Légendaire, puisqu'il est très dépendant de la vision du vieil Hobbit.
J'accorde plus de légitimité aux textes publiés du vivant de Tolkien qu'aux autres, car il a fait explicitement ses choix entre les versions possibles. Cela ne signifie pas — loin de là ! — que je sous-estime le Silmarillion, mais je garde à l'esprit qu'il s'agit d'un recueil de textes édité par Christopher Tolkien (que son père aurait peut-être organisé autrement — si tant est qu'il ait réussi à en avoir une vision achevée).
Le 'Silmarillion 1977', les Contes et légendes inachevés et la série Home forment pour moi une continuité. Bien sûr, de nombreux textes ont une légitimité plus importante que d'autres au sein de cet ensemble, en fonction des remarques de Tolkien lui-même et de leur état d'achèvement.
Mais si un événement de Bilbo le Hobbit entre en contradiction avec ce qui en est dit dans le 'Silmarillion 1977', je ne privilégierai pas le Silmarillion.
Cependant, comme je l'indiquais plus haut, j'essaierai de voir si l'écart n'est pas dû à la vision partiale de Bilbo qui en restitue la façon dont il l'a vécu. C'est, en tout cas, ce que j'ai voulu faire sur le cas des Géants du Hobbit.
Bref, à mon sens, sur un plan externe, Bilbo le Hobbit a plus de légitimité éditoriale que le 'Silmarillion 1977' (Tolkien l'a d'ailleurs revu après la publication du Seigneur des Anneaux ; il faut donc tenir compte des imperfections laissées délibérément, qu'il met au compte de Bilbo) ; mais, sur un plan interne, il fait preuve de moins d'objectivité que les autres textes du Légendaire, puisqu'il est très dépendant de la vision du vieil Hobbit.
Iarwain : Est-ce que tu fais allusion aux différentes instances narratives imaginées par Tolkien dans sa conception changeante du Légendaire?
Oui, lorsque Tolkien a un doute ou lorsqu'il abandonne une version, il fait jouer de façon interne les écarts entre les sources.
Par exemple, il renonce à l'idée que les Elfes se réincarneraient en enfants, et il l'attribue à une déformation due au point de vue humain de certains rédacteurs (cf. Home XII, 390, n. 17).
Sébastien

