05-06-2002, 23:31
Je découvre ce fuseau un peu sur le tard mais je ne peux m’empêcher de réagir !
Sarudalf, je ne te suis pas du tout quand tu dis :
« Quelqu'un qui est au départ déjà presque parfait attire moins de sympathie que des espèces de caractériels plein de vices comme Pippin et Merry (oui, j'exagère énormément) qui évolueront beaucoup plus. »
Tout d’abord mais cela, Peregrin Took l’a très bien démontré, Frodo est un personnage qui évolue énormément au cours du récit. J’ajouterai : celui qui évolue le plus puisque l’histoire débute avec lui et se termine également avec lui. Quel chemin n’a-t-il pas parcouru depuis l’insouciance et les rêves dans sa Comté natale jusqu’à son exil final inévitable vers l’Ouest ? A travers ses épreuves il a fait l’expérience du combat, de l’amitié, du doute, de la pitié…(la liste est longue) et tout cela l’a rendu sage mais d’une sagesse teintée d’amertume, ce qui le différencie de ses compagnons hobbits.
Je ne reviendrai pas non plus sur l’idée selon laquelle Frodo est un être « parfait » : il faillit à sa mission et ce n’est que l’aide inattendue et involontaire de Gollum qui le sauve in extremis. Non, là où je ne te comprends pas, c’est lorsque tu dis qu’un personnage trop « parfait » paraît moins sympathique aux yeux du lecteur !!! Que fais-tu alors de cette catégorie de lecteurs (dans laquelle je me range) qui cherche moins à se retrouver dans les personnages de roman ou de conte qu’à trouver chez eux des qualités (ou des défauts) bien loin de leur réalité ? Le héros « idéalisé » cristallise bien souvent les aspirations des lecteurs. Et si ça me plaisait à moi d’imaginer un monde rempli de Frodo, plus dévoués et moins égoïstes que la moyenne ?
Cela dit, même dans le plus merveilleux des contes, le héros commet toujours une faute, c’est inévitable car dans un monde parfait, il n’y a pas d’histoire…
Sarudalf, je ne te suis pas du tout quand tu dis :
« Quelqu'un qui est au départ déjà presque parfait attire moins de sympathie que des espèces de caractériels plein de vices comme Pippin et Merry (oui, j'exagère énormément) qui évolueront beaucoup plus. »
Tout d’abord mais cela, Peregrin Took l’a très bien démontré, Frodo est un personnage qui évolue énormément au cours du récit. J’ajouterai : celui qui évolue le plus puisque l’histoire débute avec lui et se termine également avec lui. Quel chemin n’a-t-il pas parcouru depuis l’insouciance et les rêves dans sa Comté natale jusqu’à son exil final inévitable vers l’Ouest ? A travers ses épreuves il a fait l’expérience du combat, de l’amitié, du doute, de la pitié…(la liste est longue) et tout cela l’a rendu sage mais d’une sagesse teintée d’amertume, ce qui le différencie de ses compagnons hobbits.
Je ne reviendrai pas non plus sur l’idée selon laquelle Frodo est un être « parfait » : il faillit à sa mission et ce n’est que l’aide inattendue et involontaire de Gollum qui le sauve in extremis. Non, là où je ne te comprends pas, c’est lorsque tu dis qu’un personnage trop « parfait » paraît moins sympathique aux yeux du lecteur !!! Que fais-tu alors de cette catégorie de lecteurs (dans laquelle je me range) qui cherche moins à se retrouver dans les personnages de roman ou de conte qu’à trouver chez eux des qualités (ou des défauts) bien loin de leur réalité ? Le héros « idéalisé » cristallise bien souvent les aspirations des lecteurs. Et si ça me plaisait à moi d’imaginer un monde rempli de Frodo, plus dévoués et moins égoïstes que la moyenne ?
Cela dit, même dans le plus merveilleux des contes, le héros commet toujours une faute, c’est inévitable car dans un monde parfait, il n’y a pas d’histoire…
Dernière chose : la question initiale posée par Peregrin Took n’a pas trouvé beaucoup de réponses. Je me l’explique par deux raisons :
- Il y a tellement de personnages dans le SDA que Tolkien n’a pu se focaliser sur celui de Frodo au détriment de tous les autres ;
- En habile auteur, Tolkien n’en dit jamais assez sur ses personnages qui restent des créations de papier, laissant ainsi libre cours à l’imagination de ses lecteurs qui se plaisent à combler ce manque inévitable en fonction de leur propre sensibilité…

