J'adhère à tes différentes remarques qui viennent complèter de belle manière (comme à chaque fois dans tes interventions) ce débat.
Je te ferai une première réponse pour revenir sur un point que tu évoques. Lorsque tu dis :
On ne peut pas obtenir le pardon (= l'effacement du destin personnel) par procuration ; cf. la vaine tentative d'Ulmo ci-dessous. Il faut que ce soit une démarche personnelle. C'est ainsi que tant que Fëanor puis ses fils de Fëanor ont voulu persévérer dans le chemin de l'orgueil, il était impossible de lever la malédiction, pas même à Manwë.
Je ne suis pas sûr en fait que cette demarche aurait suffi. J'ai l'impression que le serment prononcé par Fëanor et ses fils est en dehors de tout retour en arrière.
En effet, dans Le Silmarillion (éd. Pocket, p. 103-104), on trouve deux précisions que je crois importantes (bizarrement, elles semblent contredire d'autres points relevés par ailleurs). L'une précise qu'"ils prirent pour témoins Manwë et Varda", ce qui, je crois, tend à montrer que ces témoins ont une importance non négligeables, qu'ils sont en quelque sorte "garant" de cet engagement.
Le passage suivant me paraît quant à lui apporter une réponse nette et sans appel : "un serment que nul ne pourrait briser ni reprendre même au nom d'Ilúvatar, sans attirer sur sa tête les Ténèbres Eternelles".
Ainsi, on dirait bien que Fëanor et ses fils devront boire la coupe jusqu'à la lie, ce qu'ils ont effectivement du faire...
Cédric.
Sinon, pour le reste de cett étude, voici le plan (non définitif ;-) que j'ambitionne :
5.2. ULMO
6. LA VENUE DES ELFES
6.1. UN NOUVEAU FIL
6.2. VALINOR
6.3. LES SILMARILS
6.4. LE SERMENT DE FËANOR
7. LES HUMAINS
7.1. TÚRIN TURAMBAR
7.2. BEREN & LÚTHIEN
7.2.1. Huan
8. L'ATTITUDE FACE AU DESTIN
8.1. L'ACCEPTATION
9.2. LE REFUS
9. DES CRÉATURES CLAIRVOYANTES

