Si l'on s'en tient a la premiere, il ya une difference capitale dans l'usage repete du symobolisme et de l'allegorie "instructive" dans le texte medieval alors que Tolkien ne s'est jamais voulu moralisateur (c'est sans doute pour ce qu'il reproche a Spenser egalement). Ensuite, prenons un personnage principal tel que Gauvain: dans certains textes il est un champion courtois glorifie, mais dans la quete du graal, texte au christianisme pour le moins austere, il devient "sergent du diable". (Dans "Sir Gawain and the Green Knight" - le christianisme de l'auteur ne l'empeche pas d'avoir de la sympathie pour le personnage de Gauvain qu'il traite encore sous un angle tres different).
Il n'y a pas cette notion de "Compagnie" dans l'oeuvre monastique qui montres des quete strictement individuelle, et ou le courage n'est en fait pas "eclatant" comme dans le SdA dans la mesure ou c'est le degre d'election et de predestination qui definit l'echec (Lancelot) le semi-succes (Perceval ou Bohort) et le succes veritable (Galahad).
Il y a bien un rapport au destin tres important chez Tolkien, mais le role du libre-arbitre y est plus clairement accentue et la relation des element "destin/chance/libre arbitre" y ont une relation plus subtile a mes yeux.
Comme dans le SdA, par contre la fierte egocentrique y est une valeur trompeuse, car c'est dans l'humilite (celle de Faramir chez Tolkien est capitale dans sa rencontre avec Frodo et Sam) et la pitie (Frodo, puis Sam lui-meme ppour Gollum) que se trouve la possibilite d'une victoire.
Cirdan (qui n'a maleureusement pas le temps de develloper...)

