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Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien
#14
Fangorn >>>> Cathy, je me rappelle que tu avais déjà bien développé cette question dans un autre sujet.<<<

Oui, c’était mon premier poste, j’en étais malade, de peur que l’on me prenne pour une débile, genre « ma pauvre fille, t’as rien compris à Tolkien, c’est un affreux sexiste, un affreux machiste » ;-)) Point de courroux, ouf ;-))

Mais je crois que le regard que porte Tolkien, pas le Tolkien homme, mais le Tolkien scripteur ( Proust : « Le livre est le produit d’un autre moi que celui que nous manifestons dans nos habitudes, dans la société, dans nos vies ») sur l’image de la femme est complexe/littéraire/mythique/paradoxale et n’y voir que le reflet de la condition féminine du début XX siècle, étrangement réducteur…

Par contre je vais rectifier une GROSSE erreur dans ce poste, à propos de l’histoire d’amour entre l’Elfe Aegnor, frère de Finrod et l’humaine Andreth in Athrabeth Finrod ah Andreth (Home X).
Je disais qu’Aegnor ne voulait pas renoncer à son immortalité. Faux. Le problème du choix des destins lors d’un mariage mixte ne se posait pas encore.
C’est bien par amour qu’il renonce à Andreth :
1.Il ne veut pas laisser une veuve, car ayant le don de prévoyance comme ceux de sa race, il sait que Dagor Bragollach sera sa perte.
2.Il ne veut pas profiter uniquement de sa jeunesse qu’elle lui offre avec tant de candeur et d’innocence, jeunesse vite passée, puis vieillesse qu’il aurait assumée en restant près d’elle, mais elle n’en serait que plus honteuse.

« Andreth adaneth [femme mortelle], the life and love of the Eldar dwells much in memory ; and we (if not ye) would rather have a memory that is fair but unfinished than one that goes on to a grievous end. Now he will ever remember thee in the sun of morning, and that last evening by the water of Aeluin in which he saw thy face mirrored with a star caught in thy hair – ever, until the North-wind brings the night of his flame. Yea, and after that, sitting in the House of Mandos in the Halls of Awaiting until the end of Arda » (p.325).


Peregrin Took >>> Dans la mythologie islandaise, la Saga des Volsungs nous offre qq belles images de femmes rudes et orgueilleuses (Signy, Brynhild, Gudrun et sa sorcière de mère), certaines n’hésitant pas à se tuer, ni à assassiner leurs enfants pour mener à bien leur vengeance. Encore une image de la mère liée à la mort, mais dans un autre régistre.
Morwen la mère de Turin, de part son côté sombre et fier, appartient à ce type de femme.

A +
Cathy

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