>Lothiriel : « il n'empêche qu'un des points qui m'a effectivement marqué à la lecture du SDA, c'est l'absence de mères. »
Certes mais il est tout de même significatif que le SDA se termine en partie sur une naissance, celle d’Elanor, la fille de Sam et de Rosie. Quelques lignes seulement y sont consacrées mais cette naissance n’a à mon avis rien d’anodin ! Elle est selon moi le signe que le monde change et elle marque symboliquement le début du 4ème âge (sa date de naissance « marque le début du Quatrième Age, selon la datation du Gondor » in Appendices au SDA, p.630, éd. Folio Junior) : c’est comme si la Terre du Milieu était à nouveau fertile après la destruction de Sauron. La mort rôde tout le long du SDA mais la vie repend son cours à la fin…
>Spzako : « Le rôle de la femme au sein de l’église catholique aujourd’hui encore n’est pas toujours clair. »
Si, si ! Pas de différence que l’on soit chrétien ou chrétienne ! Maintenant si tu fais référence à la place des femmes dans le clergé, c’est un autre débat, polémique à souhait, qu’il est préférable de ne pas entamer ici !! :-)
>Spzako : « L’antiquité me semble une période au contraire plus favorable à la femme ( ?), ayant bien sa place comme principe mystérieux de vie et le « sexe » n’étant pas qqchose de culpabilisant en soi. »
Alors là aussi je m’insurge, d’autant plus que c’est une période historique que je connais mieux que le Moyen-Age ! Dans la société romaine le père de famille a pouvoir de vie et de mort sur tous les membres de sa famille : femme, enfant, esclaves. La femme est la « propriété » de son père puis de son mari. Elle peut cependant demander le divorce vers la fin de la république. Elle peut aussi recevoir un enseignement (à condition d’en avoir les moyens) mais pas aussi poussé que celui des hommes ! Pour ce qui est de la morale sexuelle, elle est certes différente de la morale judéo-chrétienne mais l’empereur Claude a quand même assassiné sa première femme, Messaline, parce qu’elle se conduisait comme une « débauchée ». Bon il faut dire qu’elle honorait un peu trop Priape en allant se prostituer dans les lupanars de Rome… En Grèce, un homme surprenant sa femme en train de commettre l’adultère avait le droit de tuer les amants en présence de témoins : c’est une plaidoirie de Démosthène qui nous l’apprend !
Bon allez, je m’arrête là parce que l’on dérive dangereusement…
Merci à Raphaël de recentrer le débat en nous faisant voir combien il est vain de juger Tolkien trop hâtivement…
NIKITA

