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Le rôle peu enviable des femmes dans le monde Tolkien
#47
histoire de continuer sur le hors-sujet (au point où on en est...), Vinyamar, si je suis bien évidemment entièrement d'accord avec toi sur la défense de la femme par l'Eglise et sur le principe de formulation des dogmes uniquement en cas de "crise", je reviendrais sur deux points:
- le dogme de l'Immaculée Conception n'a été proclamé qu'à Vatican I si je ne m'abuse, tout en étant présent dans les débats depuis le XIIè siècle à peu près. Il faut cependant dire que sa promulgation officielle a été si tardive justement à cause de nombreuses oppositions internes à l'Eglise, oppositions loin d'être réglées au moment de l'officialisation d'ailleurs. de grands théologiens se sont opposés à ce dogme tout au long de son histoire et il fait encore couler beaucoup d'encre... Problème non résolu dans les faits, même s'il l'est théoriquement par la promulgation sous forme de dogme. Nombreux sont alors les hérétiques (y compris ceux qui s'ignorent) au sein même du catholicisme!
- l'interdiction du sacerdoce des femmes a longtemps été défendue effectivement avec des arguments relatifs à la faiblesse des femmes, à leur tendance au péché, et à leur impureté régulière du fait du cycle menstruel. le sacerdoce masculin était bel et bien vu (je parle au passé, pour l'instant) comme justifié par la supériorité de l'homme - supériorité argumentée "magnifiquement" par le fait que Jésus n'a choisi que des hommes comme apôtres. en dehors de cela, c'était justement un problème de rôle social, guère éloigné du statut social, qui fait que la question a été occultée pendant des siècles. quant à la position actuelle, rappelée dans une lettre apostolique de Jean-Paul II d'il y a quelques années, elle écarte volontairement (et sagement, dans une perspective de concorde) les débats en cours sur la question en reprenant toujours les mêmes arguments, avec un fond d'anthropologie des genres qui, à mon sens, sera forcément revu dans les années qui viennent - sans pour autant que cela implique une "confusion" des genres.

Enfin, s'il ne faut pas donner à l'Eglise tous les mauvais rôles, loin s'en faut, on peut quand même rappeler que pour un homme médiéval, l'ascèse suprême était d'être moine d'un ordre double (masculin et féminin), ce qui impliquait d'être sous l'autorité d'une abbesse, ce qui était l'humilité suprême pour un homme. L'ordre de Fontevrault, créé selon ce principe (entre autres), a curieusement rapidement été rappelé à l'ordre par la papauté qui en a fait un ordre bénédictin classique - où l'autorité était masculine.
Et, second exemple, si le sacrement de mariage a toujours reposé sur l'idée d'égalité entre les époux, puisque le consentement des deux doit être libre, dans le cas de la fille, la crainte du père n'est pas un argument canonique pour dire qu'un mariage a été conclu sous la contrainte... Dans l'aristocratie, ce "détail" s'est avéré fondamental. Voilà qui relativise l'égalité des sexes dans l'histoire de l'Eglise.

notre webmestre préféré n'est pas encore intervenu pour nous rappeler à l'ordre...

Lothi *qui a sans doute une âme de polémiste*

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