Toutefois, il faudrait, à mon avis, être particulièrement expert en histoire de l'Eglise et de la théologie catholiques, pour pouvoir affirmer de manière certaine et absolue, que cette idée n'a jamais été affirmée par celle-ci. (A noter : je n'ai pas non plus trouvé de directive indiquant que Marie devait être vénérée comme la plus importante des figures saintes. Le culte marial a connu de nombreuses vicissitudes selon le pays et l'époque, comme le dit, en quelque sorte, Raphael)
Et quoi qu'il en soit, la question a bien dû se poser - de la même manière qu'elle se posait aussi pour les populations "sauvages" des nouveaux mondes découverts à la Renaissance. (L'existence même de la question ne montre-t-elle pas qu'il y a un doute ?)
Au long de l'histoire, nombre de mesures, tant religieuses que laïques concernant les femmes, ont montré que, à tout le moins, on les considérait comme "irresponsables", leur devoir étant de se soumettre.
Voici, à la fois en guise d'illustration et de clin d'oeil, le Canon 70 du 6e Concile, tenu à Constantinople en 553 :
70.- Que les femmes ne doivent pas parler pendant la messe.
Qu'il ne soit pas permis aux femmes de parler dans le temps de la sainte liturgie, mais, selon la parole de l'apôtre Paul, " qu'elles se taisent, il ne leur a pas été donné, en effet, de parler, mais de se soumettre, comme le dit aussi la loi. Si, cependant, elles veulent savoir quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris chez elles ".
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Concernant l'oeuvre de Tolkien, les interventions précédentes montrent à souhait que les femmes n'y sont pas ignorées et que certaines ont même une personnalité forte, "colorée", originale.
J'ajoute ma petite pierre à ce fuseau en notant que, ceci étant, :
- il n'y a aucun personnage féminin dans "Le Hobbit" (sauf erreur de ma part - que, je suppose, quelqu'un s'empressera de corriger, le cas échéant !)
- dans le SDA et le Silmarillion, leur rôle reste relativement discret (voire mineur). Les figures féminines paraissent plus comme des exceptions, que comme des personnages représentatifs d'une moitié de la population du monde du Tolkien (ou du nôtre). Sauf ces quelques exceptions, ce sont les personnages masculins qui déterminent le cours de l'histoire (de la Terre du Milieu).
... Mais bon. Il en est ainsi dans une majorité de romans, non ? D'ailleurs, il me semble plutôt que Tolkien fait preuve en la matière, d'une petite pointe d'originalité, en introduisant, par ci, par là, quelques personnages féminins forts (mais qui ne sont pas des amazones) - dans un genre où ils ne sont pas légion. Pour ma part, j'ai toujours trouvé frappante, l'actualité du discours qu'il prête à Eowyn lorsqu'elle se révolte contre sa condition.
Ylem.

