Vinyamar >>>
Alors que tuer n'était pas toujours un mal il y a quelques siècle, à force de pratiquer la prudence et la vertu nous avons aujourd'hui un éclairage plus juste sur la question (et pourtant par encore assez, les générations qui nous suivent auront beaucoup de quoi nous accuser !!!). il ne faut donc pas juger trop rapidement une époque à l'aune de sa propre civilisation.
Cela me laisse rêveuse car le message du Christ est pourtant limpide à ce sujet , par exemple lorsque le jeune homme riche lui demande quels commandements observés pour posséder la vie éternelle, Jésus lui répond :
« Tu ne tueras pas … et Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu, 19, 18-19).
>>>> Ceci dit, il existe des maux nécessaires
En effet, dans l’évangile selon Jean, il est écrit :
« L’heure vient même où qui vous tuera estimera rendre un culte à Dieu » (16, 2).
Tristement nécessaire … lorsqu’il s’agit d’innocents.
Ceci dit mes questions n’attendaient pas de réponse de ta part, donc je te remercie pour tes réponses, mais c’est à moi de trouver ma réponse pour comprendre tout simplement la ‘nature humaine’ et peut-être plus ;-))
Pour les sorcières, oui, c’est mal dit, j’y reviendrai ;-))
>>> La psychanalise souligne le fait que la mère ayant déjà une autorité naturelle sur l'enfant, l'exercice de son autorité infantilise la société...
Je ne connaissais pas cette théorie ;-)) Vive la civilisation des razmokets :o)
A propos de Miriel/Indis >>> Mais ni l'une ni l'autre ne semblent responsable du sort de leurs enfants.
D’abord, je n’ai pas dit que Miriel=Eve ou Indis=Marie, j’ai simplement évoqué un écho lointain des 2 images fondamentales de la femme/mère de la Bible, dans le mesure où la descendance de Miriel, la « première épouse », sera en qq sorte maudite et celle d’Indis qui au sein du plan providentiel (cf la prophétie de Mandos citée plus haut) apportera le salut et l’espoir aux enfants d’Iluvatar à la fin du premier âge grâce à Earendil (« His name is in actual origin Anglo-Saxon : earendel ‘ray of light’ applied sometimes to the morning-star … in fact his name is Elvish signifying the Great Mariner or Sea-lover » (L.150)) :
« Eärendil s’avança, illuminé d’un éclat blanc. Tous les oiseaux du ciel accompagnaient Vingilot, conduits par Thorondor, et la bataille fit rage dans les airs tout un jour et toute une nuit de doute et d’inquiétude. Avant le lever du soleil Eärendil transperça le noir Ancalagon, le plus grand des dragons, et le précipita du haut du ciel. Il tomba sur les pics du Thangorodrim qu’il brisa dans sa chute. Alors le soleil se leva … » (Silmarillion, p.333).
Ici encore on trouve des échos lointains du premier combat eschatologique de l’Apocalypse :
« … Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de lin d’une blancheur parfaite … Puis je vis un Ange, debout sur le soleil, crier d’une voix puissante à tous les oiseaux qui volent à travers le ciel … il maîtrisa le Dragon, l’antique Serpent .. Il le jeta dans l’abîme … » (19, 11-21 ; 20,1-3).
Enfin Miriel elle-même reconnaît sa responsabilité dans le sort de son fils, et celle d’Indis aussi :
« I erred in leaving thee (Finwë) and our son, or at the least in not returning soon after brief repose ; for had I done so he might have grown wiser. But the children of Indis shall redress his errors and therefore I am glad that they should have being, and Indis hath my love. How should I bear grudge against one who received what I rejected and cherished what I abandoned… » (HoMEX, p.248).
Ulmo dit aussi que unis, les parents auraient pu élever leur fils « with joined love and his right nurture be assured » (p.243).
Mais tout cela fait partie encore du plan divin, comme tu le soulignes :
« Nontheless Eru is Lord of All, and will use as instruments of his final purposes, which are good, whatsoever any of his creatures, great or small, do or devise, in his despite or in his service » (p.245).
Nikita >>> Ben, bon anniversaire d’abord avec hydromel et lembas à profusion ;-))
Qq précisions …
Selon Bottéro, spécialiste des religions sémitiques anciennes, le récit du péché originel, en tant que mythe, est une narration qui n’est que le support d’une explication.
Donc on a une succession de scènes (trame narrative) que l’on peut décomposer ainsi :
- -Etat primitif du premier couple, II, 25
- -Le Serpent tente la Femme, III, 1-5
- -La Femme succombe, III, 6
- -Les suites de la Faute, III, 7-13
- -Le châtiment, III, 14-21
- - Le premier couple chassé du jardin, III, 22-24
Et au-delà une vérité d’ordre métaphysique et religieuse :
« à savoir que l’Homme est le seul responsable de ses propres malheurs … Voilà, bien au-delà du mot à mot de cette histoire de jardin, de Fruit défendu, de Serpent tentateur, de Femme qui succombe et persuade son Homme de l’imiter, voilà la vérité profonde et étrenelle que le vieux Yahviste avait découverte et qu’il nous a transmise. Et qui ne serait d’accord avec lui ? » (Naissance de Dieu, p.291).
Nous sommes tous d’accord, simplement quand l’un pense narration, l’autre se dit explication, d’où malentendu … Donc au niveau narratif, Eve, comme Miriel, succombe bien la première.
La faute de Miriel, cad son refus d’assumer son rôle d’épouse et de mère (faute qui naturellement n’a rien avoir avec celle d’Eve, j’ai dit ça ? ? ?), est bien considérée comme une faute par les Valar :
« But Ulmo answered … Though I do not condemn, yet still I will judge. Herein I perceive not only the direct will of Eru, but fault in his creatures. Not guilt, yet a failing from the highest which is the Hope … »
De même pour Finwë : « … Herein lay is fault, and failing in Hope» (p.242-243).
La faute est dans la méfiance à l’égard des intentions d’Eru, la faute c’est l’ombre portée par l’espérance :
« …Hope … cometh … also from trust in Eru the Lord everlasting, that he is good, and that his works shall all end in good. This the Marrer hath denied, and in this denial is the root of evil, and its end is in despair » (p.245).
C’est la même méfiance du premier couple de l’humanité dans la parole de Dieu, le péché primordial consiste moins dans l’orgueil et l’arrogance que dans la méfiance.
A +
Cathy, qui en a encore mis une tartine

