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Laws and Customs among the Eldar
#8
J'ai terminé ma partie (j'en ai même fait plus que le nécessaire!), et j'espère que cela pourra entrer dans le moule général, même si mon résumé peut sembler pas assez condensé; d'autre part, je n'ai pas indiqué les numéros précis des pages, car j'ai un peu réorganisé les idées exprimées par Tolkien quand cela me paraissait indispensable (sans dénaturer le texte, du moins je l'espère...).
Je vous laisse juger du résultat:

LAWS & CUSTOMS AMONG THE ELDAR

Of Naming/ De l’attribution des noms, p.214-217

• L’enfant reçoit un premier nom peu de temps après la naissance : celui-ci est appelé « nom paternel », car c’est le père qui le conçoit et l’annonce [A précise toutefois qu’il s’agit souvent du choix de la mère ; Tolkien ajoute que c’était le droit du père de concevoir le nom des fils, et de la mère pour les filles, mais que dans tous les cas c’était le père qui l’annonçait]. Cette cérémonie est appelée l’Essecarmë ou « composition du nom ». Ce nom reste en général inchangé, et il avait la première place, au cas où d’autres noms étaient ajoutés.
• Chaque enfant Noldo a aussi le droit de se nommer soi-même, mais seulement quand il est reconnu capable de lámatyávë, c’est-à-dire d’éprouver un « goût personnel dans les sonorités et la forme des mots ». Cela prend place habituellement autour de la dixième année, au cours de la cérémonie de l’Essecilmë ou de « choix du nom ». Dans les temps anciens, ce second nom, bien que composé selon la structure de la langue, n’avait souvent aucune signification préalable ; plus tard, du fait de l’abondance des noms existants, il fut plus souvent choisi parmi des noms déjà connus.
• Ces deux noms étaient des « noms véritables », non des surnoms ; le nom de père était de caractère public, le nom choisi de caractère privé, mais pas secret ; ce dernier était considéré par les Noldor comme faisant partie de leur propriété personnelle, et son usage, lorsque autorisé au-delà des membres de la famille, était un gage de proche intimité et d’amour.
• Il était également possible à un Elda, au cours de sa longue existence, de se choisir un nouveau nom, qui prenait place à la suite des précédents dans le « titre complet » d’un Noldo. Mais cela était peu fréquent [Version différente dans A, où ce nouveau « nom choisi » remplace le précédent, et devient le deuxième nom].
• Autre variété de noms portés par les Eldar, les Anessi, noms donnés (ou supplémentaires), dont les plus importants étaient les soi-disant « noms maternels ». Parmi ceux-ci, les « noms pénétrants », essi tercenyë, ou « visionnaires », apacenyë, donnés au moment de la naissance ou lors d’une autre occasion, et indiquant un trait dominant de la nature de l’enfant, ou une prémonition de son destin spécifique. Les amilessi tercenyë (« noms maternels pénétrants ») avaient une grande importance, et pouvaient remplacer, dans l’usage général, le nom de père et le nom choisi, même si le premier demeurait le nom premier ou véritable.
• Tous les autres « noms donnés » n’étaient pas des noms véritables ; des noms, ou des surnoms, de ce genre, pouvaient être donnés par n’importe qui, en mémoire d’un haut fait, ou d’un événement, ou en témoignage d’un trait physique ou spirituel. Ils étaient rarement inclus dans le « titre complet », mais lorsque c’était le cas, on les plaçait à la fin.

Appendice
« Note sur les noms de mère » incluse dans « The Shibboleth of Fëanor » in HoME XII, p.339-340 :
[j’ai préféré traduire ce texte en entier (sauf quelques lignes à la fin), d’abord du fait de sa brièveté, ensuite parce qu’il fait apparaître une conception substantiellement différente à propos de ce problème particulier, à quelques dix ans d’intervalle]

Les Eldar, à Valinor, avaient en règle générale deux noms, ou essi. Le premier donné était le nom paternel, reçu à la naissance. Il rappelait généralement le nom du père, lui ressemblant pour sa forme ou pour son sens ; parfois, il s’agissait simplement du nom du père, auquel un préfixe distinctif (dans le cas d’un fils) devait être ajouté plus tard quand l’enfant était plus adulte. Le nom maternel était donné, souvent quelques années plus tard, par la mère ; mais quelquefois il lui était donné quelques temps après la naissance. Car les mères des Eldar étaient dotées d’une vision profonde du caractère futur et des aptitudes de leurs enfants, et beaucoup avaient aussi le don de vision prophétique.
De plus, tous les Eldar pouvaient acquérir un epessësurnom ») qui n’était pas obligatoirement donné par leur propre famille, en fait un sobriquet – surtout donné en marque d’admiration ou d’honneur. Plus tard certains parmi les exilés se donnèrent eux-mêmes des noms, en guise de déguisements ou faisant référence à leurs propres actions et à leur histoire personnelle : de tels noms étaient appelés kilmessi, « noms personnels » (littéralement, noms de choix personnel).
Les deux premiers restaient les « noms véritables », mais plus tard dans les chansons et les histoires, n’importe lequel des quatre pouvait devenir le nom généralement utilisé et reconnu […]
[Le texte se poursuit avec une discussion sur les « noms des descendants de Finwë »]

Note sur la traduction :
Pour la plupart des mots quenya rencontrés (à l’exception de kilmessi, qui n’est pas répertorié), j’ai repris la traduction qu’en donne Edouard Kloczko dans son Dictionnaire des langues elfiques, volume 1.


Voilà, c'est fait! Je croise les doigts, en espérant que tous mes tags sont bien refermés...

Iarwain

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