Thread Rating:
  • 0 Vote(s) - 0 Average
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Affaire de volonté
#3
Salut

S'il est dit que Frodon est instrument de la Providence (lettre n°246 semble t-il), je ne pense pas que ce soit à prendre au pied de la lettre non plus. J'explique mon point de vue objectivement subjectif.
Etre l'instrument de la volonté divine ne sous entend pas forcement une intervention stricto sensu de la divinité en question. Je l'appréhende davantage comme une tournure de phrase qui sous entend que tout acte tourné vers le bien puise son inspiration dans le bien originel. Ce bien originel prenant sa source en la divinité elle-même, on peut donc conclure métaphoriquement à "l'instrumentation" de Frodon. Le bien dont nous parlons est une alternative laissée à l'appréciation de ce dernier. Je ne pense pas que la dimension du bien peut exister si son exécution découle d'une quelconque manipulation. Le bien n'a de valeur que s'il est choisit délibérément malgré la confortable possibilité de le rejeter. C'est ce choix du bien, difficile s'il en est, qui donne un souffle épique supplémentaire au parcours de Frodon. Cédric lorsque tu tu te poses la question de savoir si Eru a raffermi Frodon dans son choix, je dirais qu'Eru est à ses côtés à partir du moment ou le hobbit a fait son choix.
Finarfin, Gandalf s'étonne toujours davantage de la "grandeur" des hobbits. Il le dit lui-même. Ce qui rend l'issu de ce combat gigantesque si magnifique d'incertitude, c'est l'espoir que place Gandalf (et plus tard les autres) envers ce jeune hobbit. La grandeur d'âme et l'innocence de Frodon le destine à cette mission insensée. Nous parlons de destin. De celui qui n'est pas étranger à Galadriel qui sait la ruine des terres du milieu si Frodon choisit de ne pas accomplir le sien. Lorsqu'elle dit à Frodon : "vous avez été designé pour être le porteur de l'anneau et si vous ne parvenez pas à la fin de votre quête, personne n'y arrivera", elle ne fait que confirmer ce qu'il a déjà pressenti clairement à Fondcombe : un bien lourd destin pour de frêles épaules de hobbit.
Au passage et à ce propos, dans l'adaptation de PJ, j'ai aimé la façon dont Gandalf semble soulagé lorsque Frodon prend sa décision devant le conseil d'Elrond.
Aaahh c'est beau ! Aller, je vais peut-être le reprendre à nouveau ce pavé :-)

Reply


Messages In This Thread

Forum Jump:


Users browsing this thread: 2 Guest(s)