je pensais en effet à ce passage, mais pas seulement. je voulais réagir devant ces sceptiques disant que chaque fois que Tolkien parle de Dieu, il le fait par voie détournée, parlant de chance, ou de sentiment.
- Gandalf :
[citation]" Derrière cela, il y avait quelque chose d’autre à l’œuvre, en dehors de tout dessein du Créateur de l’Anneau. Je ne puis le faire comprendre plus clairement qu’en disant que Bilbon était destiné à trouver l’Anneau, et pas par la volonté de celui qui l’avait créé. Et c’est peut-être là une pensée encourageante. "[/citation]
La notion de pensée encourageante est la plus explicite que je connaisse pour désigner Eru.
- On a aussi Gandalf parlant à Bilbo dans "le Hobbit", lui disant quil l'aime bien, mais qu'il n'est pas quelqu'un de si important pour avoir réalisé tout cela à lui seul sans une aide supérieure (qui désigne Eru, mais je ne me souviens plus de la phrase exacte
- Tom Bombadil :
[citation]"Hein quoi ? dit-il. Si je vous ai entendu appeler ? Non, je n'ai rien entendu, j'étais occupé à chanter. C'est simplement la chance qui m'a amené à ce moment, si vous appeler cela de la chance."[/citation]
- A fondcombe, Frodon et Gandalf :
[citation]"- C'est miracle que j'en ai réchappé !
- Oui, la chance ou le destin vous ont aidé, sans parler du courage, dit Gandalf"[/citation]
- Gandalf au sujet de Frodon :
[citation]"Mais il faut bien s'y attendre, se dit Gandalf. Il n'en a ps encore à moitié terminé, et à quoi il arrivera en fin de compte, pas même Elrond ne saurait le prédire. Pas à du mal, je pens. Il pourrait devenir comme un mirroir empli de claire lumière pour les yeux capables de voir"[/citation]
Après toutes les tentatives d'explication de ce passages qui ont été donné, je songe ici aux texte mystiques chrétiens qui comparent souvent le Saint à la vitre qui laisse passer la claire lumière de Dieu, ou le mirroir qui tout empli de Sa volonté ne reflète rien d'autre que sa gloire (cf. le visage brillant de Moïse). Le mot important ici me semble être "pour des yeux capables de voir".
- Elrond lors de son conseil :
[citation]"Voilà la raison pour laquelle vous êtes rassemblés. Rassemblés dis-je, bien que je ne vous aie pas convoqués, étrangers de terres lointaines. Vous êtes venus et vous vous êtes rencontrés ici, à point nommé, par hasard, pourrait-il sembler. Mais il n'en est pas ainsi. Croyez plutôt qu'il en est ainsi ordonné que nous, qui ségeons ici, et nuls autres, devons maintenant trouver une ligne de conduite pour répondre au péril du monde."[/citation]
- Il me semble qu'il y en a bien d'autres encore, dont une au sujet du ven d'Ouest qui pousse le sbateau d'Aragorn à Minas Tirith juste à temps.
Moi je trouve qu'Eru bosse pas mal, mais comme dit Yelm, d'une façon silencieuse. Et c'est finalement celle qui lui convient le mieux, et lui rend le mieux la dignité de sa toute puissance. Que dirait Eru ? "Attendez que j'y mette mon nez, vous autres mortels, vous allez voir !" Ce serait ridicule. Eru est ainsi préservé comme le tout supérieur. Sa volonté entre dans le monde discrètement.
Tolkien disait qu'il voulait mettre dans ses romans la religion naturelle. Nommer à chque fois l'action d'Eru aurait abîmer cette poussée naturelle de la religion à partir des choses observées, et aurait gêné ses lecteurs.
Je trouve qu'Eru au contraire est drôlement et efficacement présent, de manière divine, c'est à dire aimante en tout, sans jamais détruire ni renier ce qui a été, mais en créant de nouveau.
Le messaged de Yelm est très intéressant, et je le rejoint en grande partie. Mais je crois que Tolkien est très clair - en lui-même - quant à l'action d'Eru. Il en parle assez dans Home X, mais il sefait, il est vrai, tantôt 'écho e celui qui sait qu'il existe et qu'il agit, tantôt de celui qui doute et ne sait pas si ce silence apporte le salut.

