02-01-2005, 09:58
Serait-il possible de relancer le débat ?
La connectivité Frodo / Gandalf et l’influence de celui ci.
Je vais tenter ici de démontrer que Gandalf est une « source » principale de l’opposition à Sauron et qu’il est la source principale qui influence Frodo et les Hobbits.
Pour cela je m’attacherais donc prioritairement à sa relation privilégiée avec les Hobbits et de son influence sur leurs actes.
Mon propos n’a pas la prétention, ou l’intention, de démontrer la non intervention d’Eru mais bien de souligner la part de Gandalf (qui me semble plus qu’évidente) dans la mise en route de Frodo.
L’étude est axée, ici, sur le Livre 1 Chapitre 2 : l’Ombre du passé.
[small](Les références aux pages concernent l’édition complète : Le Seigneur Des Anneaux et Bilbo Le Hobbit chez Christian Bourgois éditeur).
(L’étude se poursuivra par la suite Chapitre après Chapitre).[/small]
Gandalf revient environ 10 ans après la réception de Bilbo et donc 10 années après le passage de l’anneau à Frodo.
Il va s’entretenir avec Frodo sur l’anneau et révéler son identité.
1) Entrée en matière :
En introduction il est fait référence à Bilbo :
(Page 63 SDA) « Gandalf pensait à un certains printemps de près de quatre-vingts ans auparavant, ou Bilbo était parti en courant de Cul-de-Sac, sans mouchoir. »
Ce n’est pas innocemment que l’auteur et Gandalf nous renvoies à Bilbo le Hobbit. La référence à Gandalf insufflateur d’aventure est très nette.
(Page 14 BLH) « … Pas le gandalf qui fut responsable de ce que tant de garçons et de filles bien tranquilles aient pris le large pour de folles aventures ? »
Gandalf se prépare à renouveler avec Frodo.
Des le début nous observons une opposition entre d’une part la Luminosité de Gandalf « cheveux plus blanc… yeux plus brillants… » Et les Sombres pensées de Frodon «..Il ressentait l’ombre ténébreuse des nouvelles [anneau] que Gandalf lui avait apportées »
Gandalf attend, j’estime délibérément, que Frodo entame la conversation et demande des informations. C’est important car cela évite au premier d’imposer trop directement le récit (sa volonté) au second.
Le récit et la confirmation de la nature de l’anneau peuvent commencer.
2) préparation au Charme:
(J’emploierai le terme Charme en référence à Fielding, Tom Jones (extrait) :Tom Jones, héros paré de toutes les qualités — intelligence, beauté et bon naturel — dîne avec Mme Waters après avoir jeûné durant vingt-quatre heures. Tandis qu’il dévore son repas, elle essaye sur lui tous les artifices de la séduction.. La belle, grâce à des artifices, séduit au bout du compte l’innocent Tom Jones. « Dites-nous donc, ô Grâces ! vous qui résidez dans la céleste demeure qu’est le visage de Séraphine ; car vous êtes vraiment divines, vous êtes sans cesse en sa présence et vous connaissez bien tous les artifices du charme ; dites-nous quels furent les armes qui servirent alors à captiver le cœur de M. Jones. »
Source : Fielding (Henry), Histoire de Tom Jones, trad. par Francis Ledoux, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1990.
Gandalf expose de maniére assez abrupte les pouvoirs des anneaux de pouvoir et surtout le terrible danger ou se trouve son « possesseur ».
(Page 63 SDA) « le pouvoir ténébreux le dévorera » « _Que c’est terrifiant ! dit Frodo. »
Frodo s’inquiète de ce « qu’en savait Bilbo ?» Gandalf le rassure sur les intentions de celui ci et sur les siennes par la même occasion « Il ne vous aurait certainement rien repassé qu’il aurait pensé être dangereux, même si je lui ai promis de veiller sur vous. »
Gandalf entame une lente préparation de Frodo pour que celui ci intègre le danger qui le/les menace.
(Page 65 SDA) réapparaît l’opposition [sauron] et [gandalf].
« Mais il n’est qu’une seule puissance [sauron] au Monde qui sache tout des anneaux et de leur effets ; et à ma connaissance, il n’en est aucune qui sache tout des Hobbits. [mais] Parmi les sages, je [gandalf] suis le seul qui s’intéresse à la tradition hobbitte… »
Opposition entre Sauron et Gandalf, opposition entre arme et source de connaissance l’une sur les anneaux de pouvoir l’autre sur les Hobbits…
Gandalf souligne : « Je croirais assez que certains [hobbits] résisteraient aux Anneaux bien plus longtemps que ne le croiraient la plus part des sages ».
Frodo est invité à ne pas se « …tourmenter pour Bilbo » mais sur lui même comme le fait Gandalf qui souligne que « C’est à votre égard que je me sens une responsabilité. » (Page 65 SDA).
Alors que Frodo est dans un état d’anxiété et de détresse, Gandalf insiste sur le coté insignifiant des Hobbits
« Absurdes », « impuissant », « stupides », « ridicules ». (Page 65 SDA).
Frodo, insignifiante créature en danger, est à présent sous l’influence (la dépendance) de Gandalf le sage, le puissant, le protecteur.
« Je me suis profondément soucié de vous et de tous ces charmants […] Hobbits ».
Il est prêt pour entendre la vérité sur son anneau «Unique » et sur le chemin parcouru de celui-ci jusqu’à lui.
Il entame une lente préparation à l’acceptation de son destin (que Gandalf va lui révéler).
3) le charme en lui même :
Gandalf a préparé Frodo, celui ci est à présent à l’écoute de la seule personne susceptible de l’aider.
Après avoir jeter l’anneau au feu et révélé ainsi sa véritable identité, Gandalf répond au désarroi de frodo en le partageant :
(Page 68 SDA) « J’aurai bien voulu que cela n’eût pas à se passer de mon temps.. », ainsi « Moi aussi, dit gandalf, comme tout ceux qui vivent des heures pour voir de tels temps. Mais la DECISION ne leur appartient pas. Tout ce que Nous avons à décider, c’est ce que Nous devons faire du temps qui Nous est donné.»
Gandalf, pour moi, se déresponsabilise, ici, d’une quelconque injonction faite à Frodo par la suite.
La décision (d’être impliqué) ne leur appartient pas, c’est une « nécessité » de leur temps. Face à un tel danger l’inaction n’est pas (plus) une option.
Gandalf change, habilement, le « statut » de Frodo. Il n’est plus (seulement) l’ insignifiant Hobbit mais un (nous) auprès de Gandalf le sage.
Frodo est alors informé de la véritable Histoire de l’anneau et du parcours de celui ci jusqu’à lui.
Gollum est donc naturellement évoqué.
(Page 71 SDA) « Je ne peux pas croire que Gollum fût apparenté avec les Hobbits, de si loin que se soit, s’écriât Frodo avec quelque chaleur. Quelle idée abominable. »
Gandalf éduque et prépare Frodo aux futures épreuves qu’il est amené à subir. Celles de l’asservissement mental et de la dégradation physique.
En étant, cependant, attentif de bien souligner sa confiance, son respect envers ce, certes, petit et insignifiant peuple, mais qui, à l’image de Gollum, peut résister mieux que quiconque au pouvoir maléfique de l’anneau.
(Page 71 SDA) « Il [gollum] s’est révélé plus résistant que l’un des sages même ne l’aurait deviné_ Comme l’aurait pu un Hobbit. »
Il prépare également Frodo au rapport Haine / Amour qui unie le porteur à l’anneau.
(Page 72) « Il [Gollum] le détestait et il l’aimait [anneau], comme il détestait et aimait sa propre personne. Il ne pouvait s’en débarrasser. »
Gandalf insiste sur le fait que « seul dans l’histoire Bilbo… » a pu se débarrasser de l’anneau et encore avec son aide…
Frodon est donc progressivement préparé par Gandalf à affronter son destin (qui semble, sans espoir, puisqu’il ne parviendra pas, pas d’avantage que les autres, à se défaire de l’emprise de l’anneau).
Intervient la prophétie de Gandalf teinté d’espérance :
(Page 77 SDA) « Mon cœur me dit qu’il y a encore un rôle à jouer [pour Gollum], en bien ou en mal, avant la fin ; et quand celle ci arrivera, la pitié de Bilbo peut déterminer le sort de beaucoup_ à commencer par le vôtre. »
Le rôle de Gollum avant la fin, la pitié, le sort de beaucoup, resteront des mots gravés dans l’esprit de frodo pendant toute sa quête et influenceront grandement ses décisions futurs.
Avant la prophétie Frodo est mis devant une réalité temporelle le danger est sur eux. Auparavant le danger était imminent.
Sauron « sait que c’est l’Unique », « il a enfin entendu parler, …, des Hobbits et de la Comté » (page 76 SDA)
Va s’engager une nouvelle lutte entre les mots de Gandalf et le poids de l’anneau [sauron] :
Frodo panique, il voudrait se débarrasser de l’anneau et le faire « disparaître », « le [faire] fondre », « l’écraser ».
Quand frodo est invité à le faire :
« il s’aperçut alors qu’il ne pouvait le faire sans grande lutte. Il soupesa l’anneau dans sa main, hésitant et s’efforçant de penser à tout ce que lui avait dit Gandalf. »
Peu à peu Frodo prend conscience de la tache qu’il va devoir accomplir, instruit par Gandalf il va devenir son instrument éclairé.
(Page 78) Gandalf : « Si Vous voulez vraiment le détruire… »
Frodo en écho « Je veux vraiment le détruire ! »
(Page 78) Frodo : « Pourquoi m’est-il venu ? Pourquoi ai je été Choisi ? »
Gandalf « On ne peut répondre à pareil question,…Soyez assuré que ce n’est pas pour quelconque mérite que les autres ne posséderait pas ; pas pour le pouvoir ou la sagesse en tout cas… »
Gandalf répond ici indirectement à Frodon, en le ménageant.
Il connaît certaines réponses mais il ne peut les énoncer directement. Il le fait donc indirectement.
C’est parce qu’ils étaient insignifiant que Déagol, Sméagol, Bilbo puis à présent Frodo sont entrés en possession de l’anneau.
Parce qu’ils sont insignifiant, ils avaient peu de pouvoir et d’attrait pour celui ci, ils étaient désigné (destiné) pour le détenir contre la volonté de Sauron.
Ils sont les seules qui peuvent accomplir sa destruction.
En miroir Gandalf est désigné comme « …sage et puissant. Ne voulez vous pas prendre l’anneau ? » Sur lui l’anneau « …gagnerait un pouvoir plus grand et plus mortel » (page 78) donc il ne peut le détenir et le posséder.
Gandalf est, pour moi, tout à fait conscient que sa tache consiste à utiliser les Hobbits dans sa lutte contre Sauron.
Les propos de Gandalf semblent ouverts mais ses questions sont fermées. Elle ne laisse au récepteur qu’une seule possibilité.
Son propos est toujours, habilement, orienté vers les réponses qu’il veut obtenir.
(Page 79 SDA) «_Et maintenant, dit le magicien, se retournant sur frodo, la décision est entre vos mains. Mais je vous aiderai toujours (il posa une main sur l’épaule de frodo). Je vous aiderai à porter ce fardeau, tant qu’il vous appartiendra de le porter. Mais il nous faut faire vite. L’ennemi bouge. »
Que dire de l’influence de Gandalf dans ce passage ?
Son énoncé est dirigé, positif et observable.
Dirigé car il désigne clairement la tâche qu’il veut voir accomplie : « porter le fardeau »
Positif car il désigne ce que Gandalf veut et pas à l’inverse ce qu’il ne veut pas. (« Il nous faut faire vite » en opposition avec « n’attendons pas » par exemple.)
Observable car il exprime ce que gandalf veut en termes de comportement (faire, porter) et parce qu’il est congruent dans le geste et le message qu’il transmet ( « je vous aiderai » et « une main sur l’épaule ».)
Quelles sont les alternatives de Frodo dans la situation désespérante où il se trouve ? Face au danger qui le menace, lui, mais aussi sa Comté.
La décision lui appartient-elle vraiment ?
Quand cet ami, ce sage parmi les sages, lui annonce protecteur (main sur l’épaule) qu’il l’aidera et qu’il faut, qu’ensemble, ils fassent vite.
La seule option est d’accepter de faire puisqu’il faudra Porter ce Fardeau.
La seule solution pour ce petit être insignifiant est de remettre sa destiné entre les mains du puissant sage qui lui fait l’honneur et l’amitié de l’aider.
Un silence s’installe ensuite. Créant l’illusion que du temps est accordé à frodo pour mûrir sa décision (alors qu’il « faut faire vite »).
Gandalf s’emploie puissamment à présent et il semble juger de l’efficacité de son emprise...
(Page 79 SDA) « Ses yeux semblaient fermés, mais sous ses paupières il observait Frodo avec attention »
Les moments de silence ont leur importance. Gandalf applique la technique dite de l’écoute active ( 1- une approche calme mais alerte, 2- de l’intérêt pour la situation, 3- éviter de trop parler, 4- pas de suggestions au début, 5- ne pas prendre position pour ou contre, 6- ne pas permettre de faux-fuyants, 7- garder le contrôle de la discussion)
Intervient à nouveau une nouvelle lutte entre l’anneau/ Sauron et Gandalf :
Frodon « il pensait aux légendaires Crevasses du destin et à la terreur de la montagne de feu. »
« Eh bien dit enfin Gandalf. A quoi pensez vous donc ? Avez vous décidé de votre action ? »
Le ton emphatique est celui employé pour un désamorçage de l’anxiété (a quoi pensez vous donc ?) comme si il était envisageable à cet instant, crucial, de penser à autre chose…
Puis la question est de nouveau fermée (avez vous décidé de votre action ?) l’inaction n’est plus envisageable, n’est plus une option.
(Page 79)
« Non ! repondit [spontanément] frodo revenant à lui de l’obscurité et s’apercevant avec surprise qu’il ne faisait pas noir et que, par la fenêtre, il pouvait voir le jardin ensoleillé. Où si [après l’intervention de Gandalf] peut être…je suppose que je dois conserver l’anneau… » ( la demande de Gandalf de « porter le fardeau » est accepté).
L’opposition obscurité, noir et ensoleillé ou encore pensée sur l’anneau et intervention de Gandalf démontre clairement, pour moi, cette lutte de pouvoir [Sauron] / [Gandalf].
Frodon se sent à présent comme un « danger pour ceux qui vivent auprès de moi », l’habileté de Gandalf embrase en lui le désir de les sauver « J’aimerais bien sauver la comté, si je le pouvais_ »
Il pense alors véritablement à « m’en aller ».
(Page 80) « Il ne le dit pas à Gandalf, mais tandis qu’il parlait, un grand désir de suivre Bilbo s’enflammait dans son cœur. »
« Ce désir fut si fort qu’il triompha de sa peur, il aurait été capable de s’en courir incontinent sur la route sans chapeau, comme avait fait Bilbo un matin semblable. Il y avait longtemps ».
Cette double allusion à Bilbo n’est pas anodine non plus et elle souligne, pour moi, toute l’habileté et le pouvoir de Gandalf à insuffler le courage d’affronter l’inconnu.
L’étonnement qu’il manifeste en soulignant que « Bilbo ne s’est pas trompé dans le choix de son héritier » et sur les hobbits en général ne sont que des renforcements positifs pour asseoir la décision de Frodo.
Décision dont n’a, semble t-il, jamais douté Gandalf.
Les choses semble entendu à présent.
Il souligne qu’il « a raison … et qu’il [Frodo] lui faudra partir… »
Il est temps de faire apparaître Sam que Gandalf destine également à la quête.
Sam qui est décrit comme (page 38) « …est fou des histoires de l’ancien temps… »donc sous influence de bilbo et indirectement de Gandalf (comme Frodo).
Il ne me semble pas anodin que Gandalf apparaisse à un moment précis de la journée ou seul Sam semble en mouvement (donc susceptible de le voir.)
(Page 62) « Mais ce soir là comme Sam rentrait chez lui et que le crépuscule s’évanouissait vinrent…. »
De plus pendant l’entretien de Gandalf avec Frodo le premier m’apparaît comme particulièrement attentif à la présence de Sam à l’extérieur.
(Page 63) « On entendait, venant du jardin, le bruit que faisait Sam Gamegie en tondant la pelouse. »
(Page 80) « …Voici quelque temps que je n’ai entendu le bruit de vos cisailles. Depuis combien de temps êtes vous aux écoutes à la fenêtre ? »
Frodo n’est pas dupe de l’air menaçant de Gandalf qui « sait aussi bien que moi [lui] que tu n’es pas mal intentionné. »
Sam est finalement invité à entrer par Gandalf qui (page 81) « examinant attentivement Sam (mais un sourire jouait sur ses lèvres) … » lui renvoie (pour la deuxième fois) le départ de frodo.
(Page 81) « Et c’est pour ça que je [Sam] me suis étranglé, ce que vous avez entendu, semble t-il. »
L’œuvre de gandalf est pratiquement achevé reste à punir Sam de sa curiosité en lui ordonnant :
« Vous allez partir avec M. Frodo. »
Mon étude peut faire apparaître Gandalf bien machiavélique. Il l’est à mes yeux. Mais les nobles desseins qu’il sert relativise et excuse ce machiavélisme.
[séparation]
Les mots "dés le début" m’interpellent. Pour Moi c’est l’intervention de Gandalf (donc la prise de conscience du danger qui fond sur lui et la Comté) qui fait dire à Frodo qu’il tient beaucoup à sa patrie.
Auparavant il [emphase]« y avait des moments où je [Frodo] trouvais les habitants par trop stupides et obtus, et que j’aie pensé qu’un terrible tremblement de terre ou une invasion de dragons pourrait leur être salutaire »[/emphase].
[emphase]« mais ce n’est pas ce que je ressens à présent »[/emphase] : à présent la comté préservée est certes important pour lui mais à travers le fait que Son [emphase]« errance sera [ainsi] plus supportable »[/emphase].
La notion de faire "passer la vie des autres avant la sienne" est un peu poussive à mes yeux. Frodo n’a pas d’option pour se, il est le détenteur de l’anneau et en est donc responsable.
Il sent qu’il a une responsabilité face à la Comté voir d’avantage parce que Gandalf lui en fait prendre conscience !
Maintenant que Dieu/Eru intervienne n’est pas une impossibilité, à mes yeux, simplement avec ma lecture il ne peut le faire qu’en instrumentalisant Gandalf !
[séparation]
Je me demande comment le choix "deux" peut être applicable (je ne dis pas qu’il ne l’est pas) si il fait abstraction des (autres) évidences du texte ? On pourrait alors extrapoler à l’infini ? Non ?
Une question d’ordre personnelle sosryko : le Choix "deux" a toute ton attention, le "trois" ton soutien ; qu'en est'il du choix "un" ?
Je n’ai pas le temps de développer davantage j’ai bossé toute la nuit pour pondre ça.
Juste un indice est il envisageable de penser qu’Ulmo ai une influence sur le des protagonistes ? (Je pensais aux champs des iris, à la rivière qui alimente l’étang profond …)
L’errantgris.
La connectivité Frodo / Gandalf et l’influence de celui ci.
Je vais tenter ici de démontrer que Gandalf est une « source » principale de l’opposition à Sauron et qu’il est la source principale qui influence Frodo et les Hobbits.
Pour cela je m’attacherais donc prioritairement à sa relation privilégiée avec les Hobbits et de son influence sur leurs actes.
Mon propos n’a pas la prétention, ou l’intention, de démontrer la non intervention d’Eru mais bien de souligner la part de Gandalf (qui me semble plus qu’évidente) dans la mise en route de Frodo.
L’étude est axée, ici, sur le Livre 1 Chapitre 2 : l’Ombre du passé.
[small](Les références aux pages concernent l’édition complète : Le Seigneur Des Anneaux et Bilbo Le Hobbit chez Christian Bourgois éditeur).
(L’étude se poursuivra par la suite Chapitre après Chapitre).[/small]
Gandalf revient environ 10 ans après la réception de Bilbo et donc 10 années après le passage de l’anneau à Frodo.
Il va s’entretenir avec Frodo sur l’anneau et révéler son identité.
1) Entrée en matière :
En introduction il est fait référence à Bilbo :
(Page 63 SDA) « Gandalf pensait à un certains printemps de près de quatre-vingts ans auparavant, ou Bilbo était parti en courant de Cul-de-Sac, sans mouchoir. »
Ce n’est pas innocemment que l’auteur et Gandalf nous renvoies à Bilbo le Hobbit. La référence à Gandalf insufflateur d’aventure est très nette.
(Page 14 BLH) « … Pas le gandalf qui fut responsable de ce que tant de garçons et de filles bien tranquilles aient pris le large pour de folles aventures ? »
Gandalf se prépare à renouveler avec Frodo.
Des le début nous observons une opposition entre d’une part la Luminosité de Gandalf « cheveux plus blanc… yeux plus brillants… » Et les Sombres pensées de Frodon «..Il ressentait l’ombre ténébreuse des nouvelles [anneau] que Gandalf lui avait apportées »
Gandalf attend, j’estime délibérément, que Frodo entame la conversation et demande des informations. C’est important car cela évite au premier d’imposer trop directement le récit (sa volonté) au second.
Le récit et la confirmation de la nature de l’anneau peuvent commencer.
2) préparation au Charme:
(J’emploierai le terme Charme en référence à Fielding, Tom Jones (extrait) :Tom Jones, héros paré de toutes les qualités — intelligence, beauté et bon naturel — dîne avec Mme Waters après avoir jeûné durant vingt-quatre heures. Tandis qu’il dévore son repas, elle essaye sur lui tous les artifices de la séduction.. La belle, grâce à des artifices, séduit au bout du compte l’innocent Tom Jones. « Dites-nous donc, ô Grâces ! vous qui résidez dans la céleste demeure qu’est le visage de Séraphine ; car vous êtes vraiment divines, vous êtes sans cesse en sa présence et vous connaissez bien tous les artifices du charme ; dites-nous quels furent les armes qui servirent alors à captiver le cœur de M. Jones. »
Source : Fielding (Henry), Histoire de Tom Jones, trad. par Francis Ledoux, Paris, Gallimard, coll. « Folio », 1990.
Gandalf expose de maniére assez abrupte les pouvoirs des anneaux de pouvoir et surtout le terrible danger ou se trouve son « possesseur ».
(Page 63 SDA) « le pouvoir ténébreux le dévorera » « _Que c’est terrifiant ! dit Frodo. »
Frodo s’inquiète de ce « qu’en savait Bilbo ?» Gandalf le rassure sur les intentions de celui ci et sur les siennes par la même occasion « Il ne vous aurait certainement rien repassé qu’il aurait pensé être dangereux, même si je lui ai promis de veiller sur vous. »
Gandalf entame une lente préparation de Frodo pour que celui ci intègre le danger qui le/les menace.
(Page 65 SDA) réapparaît l’opposition [sauron] et [gandalf].
« Mais il n’est qu’une seule puissance [sauron] au Monde qui sache tout des anneaux et de leur effets ; et à ma connaissance, il n’en est aucune qui sache tout des Hobbits. [mais] Parmi les sages, je [gandalf] suis le seul qui s’intéresse à la tradition hobbitte… »
Opposition entre Sauron et Gandalf, opposition entre arme et source de connaissance l’une sur les anneaux de pouvoir l’autre sur les Hobbits…
Gandalf souligne : « Je croirais assez que certains [hobbits] résisteraient aux Anneaux bien plus longtemps que ne le croiraient la plus part des sages ».
Frodo est invité à ne pas se « …tourmenter pour Bilbo » mais sur lui même comme le fait Gandalf qui souligne que « C’est à votre égard que je me sens une responsabilité. » (Page 65 SDA).
Alors que Frodo est dans un état d’anxiété et de détresse, Gandalf insiste sur le coté insignifiant des Hobbits
« Absurdes », « impuissant », « stupides », « ridicules ». (Page 65 SDA).
Frodo, insignifiante créature en danger, est à présent sous l’influence (la dépendance) de Gandalf le sage, le puissant, le protecteur.
« Je me suis profondément soucié de vous et de tous ces charmants […] Hobbits ».
Il est prêt pour entendre la vérité sur son anneau «Unique » et sur le chemin parcouru de celui-ci jusqu’à lui.
Il entame une lente préparation à l’acceptation de son destin (que Gandalf va lui révéler).
3) le charme en lui même :
Gandalf a préparé Frodo, celui ci est à présent à l’écoute de la seule personne susceptible de l’aider.
Après avoir jeter l’anneau au feu et révélé ainsi sa véritable identité, Gandalf répond au désarroi de frodo en le partageant :
(Page 68 SDA) « J’aurai bien voulu que cela n’eût pas à se passer de mon temps.. », ainsi « Moi aussi, dit gandalf, comme tout ceux qui vivent des heures pour voir de tels temps. Mais la DECISION ne leur appartient pas. Tout ce que Nous avons à décider, c’est ce que Nous devons faire du temps qui Nous est donné.»
Gandalf, pour moi, se déresponsabilise, ici, d’une quelconque injonction faite à Frodo par la suite.
La décision (d’être impliqué) ne leur appartient pas, c’est une « nécessité » de leur temps. Face à un tel danger l’inaction n’est pas (plus) une option.
Gandalf change, habilement, le « statut » de Frodo. Il n’est plus (seulement) l’ insignifiant Hobbit mais un
Frodo est alors informé de la véritable Histoire de l’anneau et du parcours de celui ci jusqu’à lui.
Gollum est donc naturellement évoqué.
(Page 71 SDA) « Je ne peux pas croire que Gollum fût apparenté avec les Hobbits, de si loin que se soit, s’écriât Frodo avec quelque chaleur. Quelle idée abominable. »
Gandalf éduque et prépare Frodo aux futures épreuves qu’il est amené à subir. Celles de l’asservissement mental et de la dégradation physique.
En étant, cependant, attentif de bien souligner sa confiance, son respect envers ce, certes, petit et insignifiant peuple, mais qui, à l’image de Gollum, peut résister mieux que quiconque au pouvoir maléfique de l’anneau.
(Page 71 SDA) « Il [gollum] s’est révélé plus résistant que l’un des sages même ne l’aurait deviné_ Comme l’aurait pu un Hobbit. »
Il prépare également Frodo au rapport Haine / Amour qui unie le porteur à l’anneau.
(Page 72) « Il [Gollum] le détestait et il l’aimait [anneau], comme il détestait et aimait sa propre personne. Il ne pouvait s’en débarrasser. »
Gandalf insiste sur le fait que « seul dans l’histoire Bilbo… » a pu se débarrasser de l’anneau et encore avec son aide…
Frodon est donc progressivement préparé par Gandalf à affronter son destin (qui semble, sans espoir, puisqu’il ne parviendra pas, pas d’avantage que les autres, à se défaire de l’emprise de l’anneau).
Intervient la prophétie de Gandalf teinté d’espérance :
(Page 77 SDA) « Mon cœur me dit qu’il y a encore un rôle à jouer [pour Gollum], en bien ou en mal, avant la fin ; et quand celle ci arrivera, la pitié de Bilbo peut déterminer le sort de beaucoup_ à commencer par le vôtre. »
Le rôle de Gollum avant la fin, la pitié, le sort de beaucoup, resteront des mots gravés dans l’esprit de frodo pendant toute sa quête et influenceront grandement ses décisions futurs.
Avant la prophétie Frodo est mis devant une réalité temporelle le danger est sur eux. Auparavant le danger était imminent.
Sauron « sait que c’est l’Unique », « il a enfin entendu parler, …, des Hobbits et de la Comté » (page 76 SDA)
Va s’engager une nouvelle lutte entre les mots de Gandalf et le poids de l’anneau [sauron] :
Frodo panique, il voudrait se débarrasser de l’anneau et le faire « disparaître », « le [faire] fondre », « l’écraser ».
Quand frodo est invité à le faire :
« il s’aperçut alors qu’il ne pouvait le faire sans grande lutte. Il soupesa l’anneau dans sa main, hésitant et s’efforçant de penser à tout ce que lui avait dit Gandalf. »
Peu à peu Frodo prend conscience de la tache qu’il va devoir accomplir, instruit par Gandalf il va devenir son instrument éclairé.
(Page 78) Gandalf : « Si Vous voulez vraiment le détruire… »
Frodo en écho « Je veux vraiment le détruire ! »
(Page 78) Frodo : « Pourquoi m’est-il venu ? Pourquoi ai je été Choisi ? »
Gandalf « On ne peut répondre à pareil question,…Soyez assuré que ce n’est pas pour quelconque mérite que les autres ne posséderait pas ; pas pour le pouvoir ou la sagesse en tout cas… »
Gandalf répond ici indirectement à Frodon, en le ménageant.
Il connaît certaines réponses mais il ne peut les énoncer directement. Il le fait donc indirectement.
C’est parce qu’ils étaient insignifiant que Déagol, Sméagol, Bilbo puis à présent Frodo sont entrés en possession de l’anneau.
Parce qu’ils sont insignifiant, ils avaient peu de pouvoir et d’attrait pour celui ci, ils étaient désigné (destiné) pour le détenir contre la volonté de Sauron.
Ils sont les seules qui peuvent accomplir sa destruction.
En miroir Gandalf est désigné comme « …sage et puissant. Ne voulez vous pas prendre l’anneau ? » Sur lui l’anneau « …gagnerait un pouvoir plus grand et plus mortel » (page 78) donc il ne peut le détenir et le posséder.
Gandalf est, pour moi, tout à fait conscient que sa tache consiste à utiliser les Hobbits dans sa lutte contre Sauron.
Les propos de Gandalf semblent ouverts mais ses questions sont fermées. Elle ne laisse au récepteur qu’une seule possibilité.
Son propos est toujours, habilement, orienté vers les réponses qu’il veut obtenir.
(Page 79 SDA) «_Et maintenant, dit le magicien, se retournant sur frodo, la décision est entre vos mains. Mais je vous aiderai toujours (il posa une main sur l’épaule de frodo). Je vous aiderai à porter ce fardeau, tant qu’il vous appartiendra de le porter. Mais il nous faut faire vite. L’ennemi bouge. »
Que dire de l’influence de Gandalf dans ce passage ?
Son énoncé est dirigé, positif et observable.
Dirigé car il désigne clairement la tâche qu’il veut voir accomplie : « porter le fardeau »
Positif car il désigne ce que Gandalf veut et pas à l’inverse ce qu’il ne veut pas. (« Il nous faut faire vite » en opposition avec « n’attendons pas » par exemple.)
Observable car il exprime ce que gandalf veut en termes de comportement (faire, porter) et parce qu’il est congruent dans le geste et le message qu’il transmet ( « je vous aiderai » et « une main sur l’épaule ».)
Quelles sont les alternatives de Frodo dans la situation désespérante où il se trouve ? Face au danger qui le menace, lui, mais aussi sa Comté.
La décision lui appartient-elle vraiment ?
Quand cet ami, ce sage parmi les sages, lui annonce protecteur (main sur l’épaule) qu’il l’aidera et qu’il faut, qu’ensemble, ils fassent vite.
La seule option est d’accepter de faire puisqu’il faudra Porter ce Fardeau.
La seule solution pour ce petit être insignifiant est de remettre sa destiné entre les mains du puissant sage qui lui fait l’honneur et l’amitié de l’aider.
Un silence s’installe ensuite. Créant l’illusion que du temps est accordé à frodo pour mûrir sa décision (alors qu’il « faut faire vite »).
Gandalf s’emploie puissamment à présent et il semble juger de l’efficacité de son emprise...
(Page 79 SDA) « Ses yeux semblaient fermés, mais sous ses paupières il observait Frodo avec attention »
Les moments de silence ont leur importance. Gandalf applique la technique dite de l’écoute active ( 1- une approche calme mais alerte, 2- de l’intérêt pour la situation, 3- éviter de trop parler, 4- pas de suggestions au début, 5- ne pas prendre position pour ou contre, 6- ne pas permettre de faux-fuyants, 7- garder le contrôle de la discussion)
Intervient à nouveau une nouvelle lutte entre l’anneau/ Sauron et Gandalf :
Frodon « il pensait aux légendaires Crevasses du destin et à la terreur de la montagne de feu. »
« Eh bien dit enfin Gandalf. A quoi pensez vous donc ? Avez vous décidé de votre action ? »
Le ton emphatique est celui employé pour un désamorçage de l’anxiété (a quoi pensez vous donc ?) comme si il était envisageable à cet instant, crucial, de penser à autre chose…
Puis la question est de nouveau fermée (avez vous décidé de votre action ?) l’inaction n’est plus envisageable, n’est plus une option.
(Page 79)
« Non ! repondit [spontanément] frodo revenant à lui de l’obscurité et s’apercevant avec surprise qu’il ne faisait pas noir et que, par la fenêtre, il pouvait voir le jardin ensoleillé. Où si [après l’intervention de Gandalf] peut être…je suppose que je dois conserver l’anneau… » ( la demande de Gandalf de « porter le fardeau » est accepté).
L’opposition obscurité, noir et ensoleillé ou encore pensée sur l’anneau et intervention de Gandalf démontre clairement, pour moi, cette lutte de pouvoir [Sauron] / [Gandalf].
Frodon se sent à présent comme un « danger pour ceux qui vivent auprès de moi », l’habileté de Gandalf embrase en lui le désir de les sauver « J’aimerais bien sauver la comté, si je le pouvais_ »
Il pense alors véritablement à « m’en aller ».
(Page 80) « Il ne le dit pas à Gandalf, mais tandis qu’il parlait, un grand désir de suivre Bilbo s’enflammait dans son cœur. »
« Ce désir fut si fort qu’il triompha de sa peur, il aurait été capable de s’en courir incontinent sur la route sans chapeau, comme avait fait Bilbo un matin semblable. Il y avait longtemps ».
Cette double allusion à Bilbo n’est pas anodine non plus et elle souligne, pour moi, toute l’habileté et le pouvoir de Gandalf à insuffler le courage d’affronter l’inconnu.
L’étonnement qu’il manifeste en soulignant que « Bilbo ne s’est pas trompé dans le choix de son héritier » et sur les hobbits en général ne sont que des renforcements positifs pour asseoir la décision de Frodo.
Décision dont n’a, semble t-il, jamais douté Gandalf.
Les choses semble entendu à présent.
Il souligne qu’il « a raison … et qu’il [Frodo] lui faudra partir… »
Il est temps de faire apparaître Sam que Gandalf destine également à la quête.
Sam qui est décrit comme (page 38) « …est fou des histoires de l’ancien temps… »donc sous influence de bilbo et indirectement de Gandalf (comme Frodo).
Il ne me semble pas anodin que Gandalf apparaisse à un moment précis de la journée ou seul Sam semble en mouvement (donc susceptible de le voir.)
(Page 62) « Mais ce soir là comme Sam rentrait chez lui et que le crépuscule s’évanouissait vinrent…. »
De plus pendant l’entretien de Gandalf avec Frodo le premier m’apparaît comme particulièrement attentif à la présence de Sam à l’extérieur.
(Page 63) « On entendait, venant du jardin, le bruit que faisait Sam Gamegie en tondant la pelouse. »
(Page 80) « …Voici quelque temps que je n’ai entendu le bruit de vos cisailles. Depuis combien de temps êtes vous aux écoutes à la fenêtre ? »
Frodo n’est pas dupe de l’air menaçant de Gandalf qui « sait aussi bien que moi [lui] que tu n’es pas mal intentionné. »
Sam est finalement invité à entrer par Gandalf qui (page 81) « examinant attentivement Sam (mais un sourire jouait sur ses lèvres) … » lui renvoie (pour la deuxième fois) le départ de frodo.
(Page 81) « Et c’est pour ça que je [Sam] me suis étranglé, ce que vous avez entendu, semble t-il. »
L’œuvre de gandalf est pratiquement achevé reste à punir Sam de sa curiosité en lui ordonnant :
« Vous allez partir avec M. Frodo. »
Mon étude peut faire apparaître Gandalf bien machiavélique. Il l’est à mes yeux. Mais les nobles desseins qu’il sert relativise et excuse ce machiavélisme.
[séparation]
sosryko Wrote:Affaire de volonté Commentaire de la révision (1/6)
Frodon, dès le début, accepte de faire passer la vie de ses congénères avant la sienne (même celle de ceux qu'il a pu juger " trop stupides et obtus ").
Notons au passage le souhait de Frodo qui dit, humblement, sans savoir qu'il va être pris au mot: " J'aimerais sauver la Comté si je le pouvais "
Frodo a la volonté d'être un instrument de salut mais pense ne pas en avoir la capacité.
Ce qu'il ne sait pas, c'est Dieu est celui qui rend capable ; tout ce dont il a besoin pour agir, c'est d'une âme volontaire...ce que Frodon est ! [2Co 3 :5] :
Les mots "dés le début" m’interpellent. Pour Moi c’est l’intervention de Gandalf (donc la prise de conscience du danger qui fond sur lui et la Comté) qui fait dire à Frodo qu’il tient beaucoup à sa patrie.
Auparavant il [emphase]« y avait des moments où je [Frodo] trouvais les habitants par trop stupides et obtus, et que j’aie pensé qu’un terrible tremblement de terre ou une invasion de dragons pourrait leur être salutaire »[/emphase].
[emphase]« mais ce n’est pas ce que je ressens à présent »[/emphase] : à présent la comté préservée est certes important pour lui mais à travers le fait que Son [emphase]« errance sera [ainsi] plus supportable »[/emphase].
La notion de faire "passer la vie des autres avant la sienne" est un peu poussive à mes yeux. Frodo n’a pas d’option pour se
Il sent qu’il a une responsabilité face à la Comté voir d’avantage parce que Gandalf lui en fait prendre conscience !
Maintenant que Dieu/Eru intervienne n’est pas une impossibilité, à mes yeux, simplement avec ma lecture il ne peut le faire qu’en instrumentalisant Gandalf !
[séparation]
sosryko Wrote:2) Maintenant, je répète ma position : je suis certain que Tolkien a révisé son texte pour qu'il puisse être lu selon deux niveaux ;
- le premier étant le plus manifeste : il s'agit d'un livre qui raconte une histoire, et les lecteurs de ce seul livre peuvent la comprendre et l'apprécier pour sa valeur intrinsèque : il s'agit de la lecture que j'ai qualifiée
- le second niveau de lecture, plus élaboré n'est pas destiné à être manifeste à la première lecture; il correspond à une lecture religieuse, une interprétation théologique de l'aventure de Frodon. Là Dieu est le principe de toute chose, et si Frodon est une 'figure' de Christ, cela se traduit par des textes qui sont des 'figures' du texte bibliques : tout ne 'cadre' pas, mais l'essentiel est là, car l'inspiration est religieuse. Selon cette grille de lecture, c'est Eru qui aide Frodon sur l'Amon Hen car Dieu, par son Esprit, aide son serviteur ("avec la tentation, il préparera aussi le moyen d'en sortir" [1Co 10:13]
- maintenant, une troisième lecture est possible pour les lecteurs du Silmarillion : il s'agit de la lecture "épique" qui traite Eru comme un personnage, qui intervient très peu, que par archanges (Valars dans le Silm) et anges (Gandalf sur Hamon Hen) interposés, un "bon" personnage dont les "bons" représentants luttent contre le "méchant" Sauron. De cette lecture, l'essentiel de la dimension religieuse ou parabolique (figurative du texte biblique) passe à la trappe devant l'action, ce qui se passe, qui fait quoi (c'est Eru ou Gandalf?), qui dit quoi (la Voix, c'est celle de Gandalf ou d'Eru?). Pour cette lecture, il s'agit de Gandalf qui, grâce à Eru qui l'envoie, sauve Frodon à Hamon Hen.
Mais comprends bien que mon commentaire avait pour but de mettre en évidence essentiellement la deuxième grille de lecture, même si la troisième a tout mon soutien ;-)
Je me demande comment le choix "deux" peut être applicable (je ne dis pas qu’il ne l’est pas) si il fait abstraction des (autres) évidences du texte ? On pourrait alors extrapoler à l’infini ? Non ?
Une question d’ordre personnelle sosryko : le Choix "deux" a toute ton attention, le "trois" ton soutien ; qu'en est'il du choix "un" ?
Je n’ai pas le temps de développer davantage j’ai bossé toute la nuit pour pondre ça.
Juste un indice est il envisageable de penser qu’Ulmo ai une influence sur le
L’errantgris.

