Il ne faut pas voir le bâton comme instrument mais symbole de pouvoir. Ce n'est pas Gandalf qui révoque Saroumane de l'ordre des Istari mais une instance supérieure à lui (Valar ou Eru, peu importe). Une décision a été prise : pour les fautes qu'il a commises et l'échec de sa mission, Saroumane est puni.
En voyant que son baton est cassé (et là, je fais également ma réponse à Caranthir), Saroumane découvre avec effroi qu'il est radié de son ordre, que ses maîtres l'ont renié, qu'il n'est plus rien. Il est défait de son pouvoir et de son autorité, il n'est plus que l'ombre de lui-même.
Certes, le symbole est brisé mais il s'accompagne de la punition sus-nommée (la perte des pouvoirs). Mais il ne faut confondre : ce n'est pas parce que le baton est rompu que les pouvoirs s'évanouissent (ils n'étaient pas contenus par lui) mais ce n'est là qu'une des étapes du processus de déchéance de Saroumane (les pouvoirs de Saroumane lui sont retirés ET le bâton est rompu)
Cédric.

