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Fangorn : Dans la série "questions à deux francs" (puisqu'il en faut aussi), j'aimerais savoir pourquoi Legolas ne s'enfonce absolument pas dans la neige lorsque la Compagnie peine dans la montée du Caradhras. Il est dit qu'Aragorn et Boromir s'enfoncent parfois jusqu'à la poitrine. Y a-t-il une telle différence de poids ou de densité entre les Hommes et les Elfes ? Est-ce une question de technique de marche (ou de glisse) ? Les chaussures légères que porte Legolas ont-elles des propriétés d'adaptation à ce type de terrain ? Est-ce la connaissance plus avancée des éléments naturels qui permet aux Elfes de laisser à peine la trace de leurs pas sur la neige ? Il y aurait bien encore une hypothèse, mais ça serait un scoop : les Elfes ont des pieds en forme de gigantesques raquettes, qui leur évitent de s'enfoncer.
Philippe : Je crois qu'il est dit, qque part dans HoME, dans une note à "Origin of Orcs", que les Elfes de Mirkwood "had two vast shadowlike wings, that could only be seen in a bright snowless sky south of the girdle of the Earth". Si le terme "girdle of the Earth" signifie "ligne équatoriale" (en fait, ce n'est spécifié nulle part), cela expliquerait qu'à la latitude du Caradhras, les ailes de Legolas étaient invisibles, mais actives, lui permettant de ne pas trop avoir froid aux mollets.
Hisweloke : Etrange cette histoire d'ailes, Philippe. Tu as la reference exacte?
Philippe : J'ai retrouvé la référence! On trouve cette phrase dans "Tom Bombadil, mémoires d'un Vala (rayé) Maia (rayé) d'Eru dans la Vieille Forêt", en fait ouvrage apocryphe du 4ème Age mentionné p.235 de HoME13.
Fangorn : Il me semble que c'est dans ce même texte d'ailleurs qu'il est dit que Yavanna a demandé à Tom Bombadil de trouver une enveloppe arbesque aux Esprits des Ents pour qu'ils s'y "en-racinent" (HoMe 13, p. 239)
(Greenleaf ?)
Comme je l'ai dit ailleurs, plusieurs fois de surcroît, et comme je ne me lasserai jamais de le dire, et de le redire, le treizième volume de HoME, à paraître sous peu et annoncé à point nommé par Pocket, est un recueil de textes disparates composés entre 1919 et 1973, et qui s'intitule en anglais "The Remains of Middle-Earth", les restes de la Terre du Milieu (la traduction française, à paraître vers le début de la fin de l'An de Grâce 2018, sera réalisée par le petit-fils de Francis Ledoux, A.C. Malaimé, sous le titre inconséquent de "Contes et légendes parachevés").
La publication de l'ouvrage a été retardée de quelques mois, car il semble que le typographe ait égaré les caractères ð et þ nécessaires à la composition, qui doit elle-même être entièrement refaite puisque les réviseurs ont eu la maladresse de remplacer chaque occurence de 'dwarves' par 'dwarfs', 'elvish' par 'elfish', 'púkel-men' par 'pokémon', etc.
Je suis un des rares privilégiés à avoir eu le loisir de consulter ce recueil. [...]
Encore une fois, le commentaire de Christopher s'avère un indispensable guide contextuel:
Scribbled at furious speed on the reverse of an old unfolded box of disposable pipe-cleaners, the writing of this text is partly indecipherable due to a most irksome stain of grenadine syrup in the upper-left corner. The page has also been largely devoured by the termites of Marquette University, Milwaukee, towards which I am largely in debt for sending photocopies.
The dating of this text is an inextricable pandemonium of dodgy deductions and plain wild guesses. The pinkish colour of the ink suggests that this was written during my father's 'pink period', which closely followed his 'blue period' (1965-66), and so I would tend to assume, most scrupulously and certainly not without any fear of regretting it later, that it was composed in late 1967, shortly before my father dismissed pink altogether as 'too fairyish' (cf. JRR Tolkien's Hitherto Unpublished Letters, HarperCollins Publishers).
Here my father appears to be grappling a new Tale, which tells of the Great Battle to take place before the Great End; unfortunately, the narrative peters out before long. The text is written over an older version jotted down in pencil which was carefeully erased but can be deciphered on a rather worn carbon paper preserved at Leeds (see note 323). I give here the latest version; all further emendations are given in the few Notes.
"As Legolas surveyed the plain where the dark armies of Morgoth now swarmed undefied, a voice rose, clear and bright, in the pale twilight: 'Lo! derry dol, ring a dong dillo!', and the Orcs cowered in fear. Thus came Tom Bombadil in urgent need, and he wore yellow boots, and at his side came his wife [Struck out: Yavanna] Goldberry. And Legolas entranced spread forth his vast elvish wings and flew high above the plain, filling the Orcs with wonder. And waiting at the rearguard the host of Balrogs was dismayed, for they too had long wished to fly. And lo! the voice rose anew, similar and yet deeper, and it said booming: "I am Eru Ilúvatar. I shall now utter the Doom of Men:"
Here my father stops abruptly. [...]"
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(une pensée pour Philippe, Fangorn, Greenleaf)

