30-09-2002, 03:01
Sosryko : Bon, je sais que ce n’est pas vraiment le lieu, mais c’est le seul endroit où je suis sûre que tu vas m’entendre, mais je me suis battue toute la sainte journée avec ma messagerie pour t’envoyer une réponse, en vain, apparemment je ne peux ni recevoir ni poster de courrier, constamment déconnectée bouhouhou ça m’embête bien ;-(((
Sosryko et Cirdan : Grâce à vos précieux témoignages, je comprends mieux aussi Faërie du coup, et la symbolique du Conte eucatastrophique, "véritable forme du conte de fées" selon Tolkien car dans l'épilogue, Tolkien fait bien référence à cette lecture religieuse sous-jacente à la lecture épique :
[citation]Sans doute tout écrivain qui fabrique un monde secondaire ... souhaite-t-il dans une certaine mesure être un véritable créateur ou espère-t-il tirer sa matière de la réalité ... La qualité particulière de la "joie" dans la Fantaisie réussie peut ainsi s'expliquer comme étant un aperçu soudain de la réalité ou de la vérité sous-jacente. ... dans l'eucatastrophe, on voit en un bref aperçu que la réponse peut être plus ample - ce peut être un reflet ou un écho lointain de l'evangelium dans le monde réel.[/citation]
Puis en précisant que les Évangiles contiennent un conte de fées entré dans l'Histoire ([emphase]« La Naissance du Christ est l’eucatastrophe de l’histoire de l’Homme. La Résurrection est l’eucatastrophe de l’histoire de l’Incarnation … »[/emphase]), il écrit encore qu'[emphase]« il n'est pas difficile d'imaginer l'excitation et la joie particulières que l'on ressentait en découvrant que quelque conte de fées spécialement beau serait "primairement" vrai, que son récit serait historique, sans pour cela perdre nécessairement la portée mythique ou allégorique qu'il avait possédée »[/emphase]. Et parallèlement on sait que cet essai est une justification du SdA comme conte eucatastrophique. Bref on ne peut être plus explicite, simplement suffit -il encore de l'entendre ;-))
Cirdan : à propos du terme « uchronie », voilà ce qu’écrit Didier Willis (in sa critique de Faeries no 1) :
[citation]Uchronie … « Utopie appliquée à l’Histoire ; l’Histoire refaite logiquement telle qu’elle aurait pu être » (Nouveau Larousse illustré, T7, p.1174) … Le terme n’en demeure pas moins contestable dans ce contexte. Il s’agit pour Tolkien, en tant que continuateur d’une tradition mythologique, d’inscrire son récit dans le légendaire de notre monde, mais pas dans son Histoire… le temps est imaginaire, l’espace est fictif : seules perdurent les légendes. Nous n’y trouvons aucune volonté allégorique ou politique de réécriture de l’Histoire.[/citation]
Je trouve cela plutôt pertinent ? ?
Sosryko : [emphase]« Je suis Gandalf le Blanc, mais le Noir est plus puissant encore »[/emphase] …
Cela a une très forte tonalité dualiste ;-)) Peut- on y sentir comme l’echo du « prince de ce monde » qui tient sous sa coupe l’humanité entière, car pour Jean, les hommes sont enfants du diable :
[citation]Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Dès l’origine, ce fut un homicide ; il n’était pas établi dans la vérité parce qu’il n’y a pas de vérité en lui ; quand il dit ses mensonges, il les tire de son propre fonds, parce qu’il est menteur et père du mensonge … [Jean, 8,44][/citation]
Et dans le Silm, il est bien écrit que les Humains ressemblent le plus à Melkor (de mémoire).
A +
Cathy
Ps : des passages de Sosryko ont mystérieusement disparu ;-)) En particulier la citation du SdA que je mentionne juste au-dessus ??
[small][édit (Yyr 2020) : c'est corrigé :)][/small]
Sosryko et Cirdan : Grâce à vos précieux témoignages, je comprends mieux aussi Faërie du coup, et la symbolique du Conte eucatastrophique, "véritable forme du conte de fées" selon Tolkien car dans l'épilogue, Tolkien fait bien référence à cette lecture religieuse sous-jacente à la lecture épique :
[citation]Sans doute tout écrivain qui fabrique un monde secondaire ... souhaite-t-il dans une certaine mesure être un véritable créateur ou espère-t-il tirer sa matière de la réalité ... La qualité particulière de la "joie" dans la Fantaisie réussie peut ainsi s'expliquer comme étant un aperçu soudain de la réalité ou de la vérité sous-jacente. ... dans l'eucatastrophe, on voit en un bref aperçu que la réponse peut être plus ample - ce peut être un reflet ou un écho lointain de l'evangelium dans le monde réel.[/citation]
Puis en précisant que les Évangiles contiennent un conte de fées entré dans l'Histoire ([emphase]« La Naissance du Christ est l’eucatastrophe de l’histoire de l’Homme. La Résurrection est l’eucatastrophe de l’histoire de l’Incarnation … »[/emphase]), il écrit encore qu'[emphase]« il n'est pas difficile d'imaginer l'excitation et la joie particulières que l'on ressentait en découvrant que quelque conte de fées spécialement beau serait "primairement" vrai, que son récit serait historique, sans pour cela perdre nécessairement la portée mythique ou allégorique qu'il avait possédée »[/emphase]. Et parallèlement on sait que cet essai est une justification du SdA comme conte eucatastrophique. Bref on ne peut être plus explicite, simplement suffit -il encore de l'entendre ;-))
Cirdan : à propos du terme « uchronie », voilà ce qu’écrit Didier Willis (in sa critique de Faeries no 1) :
[citation]Uchronie … « Utopie appliquée à l’Histoire ; l’Histoire refaite logiquement telle qu’elle aurait pu être » (Nouveau Larousse illustré, T7, p.1174) … Le terme n’en demeure pas moins contestable dans ce contexte. Il s’agit pour Tolkien, en tant que continuateur d’une tradition mythologique, d’inscrire son récit dans le légendaire de notre monde, mais pas dans son Histoire… le temps est imaginaire, l’espace est fictif : seules perdurent les légendes. Nous n’y trouvons aucune volonté allégorique ou politique de réécriture de l’Histoire.[/citation]
Je trouve cela plutôt pertinent ? ?
Sosryko : [emphase]« Je suis Gandalf le Blanc, mais le Noir est plus puissant encore »[/emphase] …
Cela a une très forte tonalité dualiste ;-)) Peut- on y sentir comme l’echo du « prince de ce monde » qui tient sous sa coupe l’humanité entière, car pour Jean, les hommes sont enfants du diable :
[citation]Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Dès l’origine, ce fut un homicide ; il n’était pas établi dans la vérité parce qu’il n’y a pas de vérité en lui ; quand il dit ses mensonges, il les tire de son propre fonds, parce qu’il est menteur et père du mensonge … [Jean, 8,44][/citation]
Et dans le Silm, il est bien écrit que les Humains ressemblent le plus à Melkor (de mémoire).
A +
Cathy
Ps : des passages de Sosryko ont mystérieusement disparu ;-)) En particulier la citation du SdA que je mentionne juste au-dessus ??
[small][édit (Yyr 2020) : c'est corrigé :)][/small]

