Edouard: Le passage de l'appendice A que tu cites m'a toujours semblé relever d'abord de la métaphore de l'artiste (i.e. la capacité du poète possédant le don à "faire vivre" la scène qu'il décrit à ses auditeurs, symboliquement). L'Art parfait qui semble vivre est récurrent chez Tolkien -- Míriel tisse des tableaux si vifs qu'ils paraissent réels, Nerdanel fabrique des sculptures semblant parler -- et Indis sans doute possède un don similaire avec le chant ("there was ever light and mirth about her while the bliss of Aman endured", MR). De là à y voir une forme de "(bonne) magie elfique", cependant, je ne sais pas... A-t-on d'autres pièces à mettre au dossier? Je suis réticent quant à l'utilisation abusive du terme "magie" en la circonstance, mais je note cependant qu'il est fait "utilisation d'un chant par Gandalf pour contrer les calomnies de Grima sur Galadriel, et ce seul exemple ouvre d'intéressantes perspectives pour un article plus abouti sur la place de la musique dans l'oeuvre de Tolkien", reprenant mon commentaire à la suite d'un des articles de Faeries n°1. Il y aurait sans doute là matière à creuser (je laisse la question ouverte)
Didier ;-)
Didier.

