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Aldarion, Erendis, Njördr et Skadi...
#3
Cirdan: ...mais simplement qu'à mes yeux la source, l'idée de départ du seul conte Numénoréen d'avant la chute est sans doute ici.

Je suis tout autant enclin parfois à le lancer dans des extrapolations semblables, mais j'ai envie de jouer la part du diable et de dire "peut-être... mais encore?"

I fear you may be right that the search for the sources of The Lord of the Rings is going to occupy academics for a generation or two. I wish this need not be so. To my mind, it is the particular use in a particular situation of any motive, whether invented, deliberately borrowed, or unsconsciously remembered that is the most interesting thing to consider. (The Letters n°337 p. 418)

Pour suivre le conseil du père Tolkien, et ne pas sombrer dans le travers Bonnalien (lol) et ses multiples "Comme dans Nerval (ou autre)", en quoi la comparaison, au-delà de l'identification d'une source potentielle, éclaire-t-elle le texte?

Aldarion & Erendis est un texte fort dans sa construction et sa forme. J'avais trouvé à sa lecture le retrait de l'auteur assez étonnant: si Tolkien donne au début plus ou moins raison à Aldarion à travers les événements, dans les notes qui suivent comme dans la longue réponse que lui oppose une Erendis amère, les choses sont sont moins claires, les repères plus nuancés... comme si Tolkien, dans cette histoire de 'problèmes conjugaux' (s'agit-il d'autre chose ;-) se gardait bien de juger une partie ou l'autre. Pour en avoir discuté avec d'autres, les griefs portés contre Aldarion ou contre Erendis sont toujours étayés, la partie prenante apparente du texte ne tenant qu'à sa forme. Le début du conte est tout ce qu'il y a de plus charmant (la court chez les bergers, etc.), mais j'aurais envie de reprendre ce qu'un commentateur (Lin Carter) disait du La fille du roi des Elfes de Dunsany: c'est peut-être tout le mérite de Tolkien d'avoir abordé dans ce texte "l'après", la difficulté de la relation de couple face aux événements et aux natures de chacun. Et tout ça pour conclure: est-ce un texte que l'on peut résumer à ses sources (comme une partie non négligeable du Túrin), où est-ce que les sources nous en apprendraient davantage sur la façon dont ce texte 'fonctionne'?

Didier.

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