Didier > ton bémol est entièrement recevable. C'est d'ailleurs amusant de te voir citer la lettre que j'ai toujours en tête quand je m'adonne à ce genre de travers et que je cite dans l'introduction de mon mémoire. En effet, ce que je propose ici n'apporte pas grand chose (voire rien) à l'étude du conte, mais c'est parfois trop tentant quand on remarque ce genre de correspondances de ne pas en faire part sur le forum.
Disons, par exemple, que la réécriture d'un passage de Beowulf dans le chapitre "The king of the golden hall" a un rôle autrement plus significatif - je me rallie à l'interprétation de Shippey à ce sujet.
Mais en ce qui concerne notre conte, je serai le dernier à choisir de le "résumer à ses sources".
C'est étrange, mais j'étais persuadé que mon opinion à ce propos transparaissait clairement dans les posts où je tente ce genre de parallèle. Ma critique de l'article de Greyelm, par exemple, (ou celle du fuseau sur la mythologie scandinave de Balrog de Morgoth) me semble rejoindre ton point de vue.
Je n'ai jamais été un partisan de la réduction par les sources. Il est amusant de voir qu'en dépit d'une approche très différente de la mythologie, Dumézil dans "Les abus de la science des contes" (cf. Loki - après la critique des travaux d'Eugen Mogk) et Tolkien dans la partie d' "On Fairy-stories" consacrée aux origines font la même mise en garde. Et je les suis entièrement - ce fuseau se voulant une remarque ponctuelle et non une étude.
Cirdan

