Laegalad : Mais peut-être est-on devant un 'détail' que Tolkien n'a pas eu le temps de corriger...
Tsss ... Voyons Stéphanie, fatiguée ce jour-là :) Je crois plutôt que nous sommes devant une interrogation qui nous demande d'imaginer et donc de nous laisser nous enchanter plus encore :)
Outre la mention de Dior par rapport à la nature spécifique de la relation du fëa au hröa des Quendi - qui me plaît beaucoup et me semble déterminante quant aux facultés de rémission des Premiers-Nés - il me semble que les pouvoirs de soin des Elfes viennent essentiellement d'un savoir, i.e. de Valinor ou/et de Melian la Maia ; il me paraît fort probable que les talents des Avari soient bien moindres en regard de ceux des Eldar. Cela n'empêche pas l'inné mais je dirais, de toute manière, que les deux sont certainement très liés.
Concernant l'antinomie entre le pouvoir pour la guerre et le pouvoir pour la guérison, prenons garde à n'en pas faire un principe définitif et exclusif ; les Lois & Coutumes sont tout en nuance (idem pour les répartitions des talents et des prédispositions entre neri et nissi, Cathy ;)) : Il existe forcément des exceptions, et il est logique d'attendre pour ces exceptions ... des êtres d'exceptions :) ainsi de Beleg, Glorfindel ou Elrond. Même encore, je crois que notre amie Lambertine Amie-du-roi est bien proche en évoquant la générosité : il ne me paraît pas impossible que ce soit, plus que le fait lui-même (ici faire la guerre), le rapport que l'on entretient avec un fait qui détermine son influence. Beleg pardonne, Glorfindel se sacrifie, et Elrond ne s'en remet personnellement aux armes qu'en dernier recours, ce me semble. Ils n'aiment pas la guerre, l'idée d'affronter leurs ennemis, ou de gagner en gloire ou biens ; ils aiment ... l'autre, leur prochain ! Ainsi le fait peut-il exercer toute son influence sur eux ? il ne me semble pas. Sans doute *globalement* ceux qui s'exposent à la chasse ou à la guerre auront plus de "chance", inévitablement, de marrir leurs dons de guérison, mais pas nécessairement, tout au moins ceux qui se gardent "purs" pourraient en conserver la plus grande part ?
Ajoutons à cela quelques prédestinations ;) i.e. le Talent propre de certains, à tout ce qui a été dit, et nous avons bien des explications possibles. NB : Très belle mise en exergue à nouveau, Stalker : Aragorn rappelle et relève les désespérés, lui dont il est dit qu'une espérance résidait toujours au plus profond de son cœur, d'où la gaieté jaillissait parfois comme une source du rocher, lui aussi, pour rejoindre Michèle, qui bien qu'incarnant la vertu de l'Espérance, n'est pas étranger à celle de l'Amour et de la Pitié, à l'école d'Olorin le Maia ...
Comme Laegalad et Silmo le rappellent, le Marrissement d'Arda n'est sans doute pas neutre en la matière - comme en toute matière :). Les mentions sont explicites qui disent la diminution des pouvoirs des Ñoldor depuis leur Exil, ou des Quendi en général tant qu'ils demeurent en dehors de Valinor, ainsi par exemple de l'évanouissement de leur hröa. Le Silmarillion je crois dit que les Eldar ont perdu en pouvoir et en force, mais gagné en beauté et en sagesse au long des âges ...
Yyr

