Lol, Okay ;-)
Vinyamar >>> Socrate croyais en un Dieu unique, même si sa vision de la chose restait obscure. …….. Son dieux était un, d'essence différente et créateur de tout. Il était à 100 lieues des croyances de son époque, et il fut tué pour impiété ! (puisqu'il ne sacrifiait pas aux dieux).
Tout ceci est à vérifier, je parle de mémoire.
Je crois qu’ il ne faut pas confondre le Dieu, objet d’une religion, et le concept ou l’idée d’un dieu nés dans le cerveau d’un philosophe. Lorsqu’on parle de monothéisme, on est sur le plan religieux ; mais le dieu des philosophes – par ex, le souverain Bien de Platon ou l’Acte pur d’Aristote – n’est pas une divinité : c’est une entité intellectuelle, un ensemble de notions pour expliquer raisonnablement le monde.
Nikita >>> Qui est le Dieu dont parle la Bible ? Peut-on parler de « théogonie » ? Non d’après les auteurs du livre Des anges et des hommes car « La religion hébraïque est en effet la seule en son temps, et dès ses origines, à s’être débarrassée des mythologies. Et la Bible (…) sera le premier grand texte religieux dont les théogonies seront absentes ». (Fombonne et D’Assignes, p.45)
Qq petites nuances, le monothéisme n’est pas tombé sur la tête des hébreux aussi facilement ;-)) … C’est Moïse qui a jeté les bases d’une doctrine ‘monothéiste’ (plus ou moins monothéiste, au XIII siècle av notre ère), qui au bout de 4 ou 5 siècles est devenue véritablement le monothéisme.
« Ce que Moïse a enseigné, ce n’est pas le monothéisme, idée profonde et difficile d’accès, que les Israélites [polythéistes et anthropomorphistes à l’époque, à commencer par Abraham] n’atteindront pas, ne comprendreront pas et n’admettront pas avant plusieurs siècles de réflexion. Il a enseigné la nécessité de n’avoir pas d’autre dieu que Yahvé [ présenté comme le simple ‘nom nouveau’ d’un des dieux déjà connus et vénérés par ses compatriotes] , de ne vouer un culte religieux qu’à Lui seul. C’est ce que les historiens des religions appellent l’ «hénothéisme » : on ne nie pas l’existence des autres dieux (c’est donc encore du polythéisme), mais on ne s’intéresse et on ne s’attache qu’à un seul … On en est arrivé au monothéisme authentique … lorsqu’on a pu affirmer : « C’est Yahvé Seul qui est Dieu ; à part Lui, il n’en existe pas ». C’est le Deutéronome qui a parlé ainsi (4,35), et il est daté du VII siècle av JC, un demi-millénaire après Moïse » (La Plus Belle Histoire de Dieu, Bottéro, p.21).
En fait peut être le Légendaire traduit une réalité historique dans le fait que longtemps les systèmes religieux humains (à part celui des Edain - qui eurent des contactes avec les Elfes : « Les Pères des Humains des 3 maisons fidèles furent … richement récompensés : Eönwë vint parmi eux les enseigner, il leur donna la sagesse, le pouvoir et une existence plus longue qu’aucun mortel avant eux » Silmarillion, p.340, pocket) :
- furent polythéistes ( ?) car parallèlement au fait que les Dunedain, « peuple élu », vivaient sous la protection des Valar , « les Terres du Milieu replongeaient dans le passé … la lumière et la sagesse s’y éteignaient » (idem, p.342). Et même lorsque les Numenoréens revinrent sur ces terres en tant que bienfaiteurs, les humains d’alors les appelèrent des dieux.
- ou eurent une sacrée tendance à vénérer les puissances du mal. L’Akallabeth commence par ces mots « Les Eldar racontent que les Hommes vinrent au monde au temps de l’Ombre de Morgoth et qu’ils tombèrent bien vite sous sa coupe. Il envoya des émissaires parmi eux … et ils adorèrent les Ténèbres tout en les craignant »(p.338). Même Númenor « se tourna vers l’adoration du Ténébreux, du Seigneur Melkor » sauf les Fidèles (p.356). Et à la fin du second âge, lorsque Sauron prépara la guerre contre les Eldar et les Humains, il « fit venir force de ses serviteurs de l’est et du sud, parmi eux beaucoup étaient de la race de Númenor, car au temps où il avait vécu là-bas, le peuple presque tout entier avait tourné son cœur vers les ténèbres. Ainsi nombre de ceux qui étaient partis vers l’est à cette époque et qui avaient construit les forts et les ports de la côte étaient déjà soumis à son pouvoir et le servirent volontiers » (p.382).
Et vénérer les puissances du mal, c’est vénérer de faux dieux, le Veau d’Or, c’est se livrer à l’idolâtrie. Même en TdM, le monothéisme connut une longue et douloureuse histoire (préhistoire ? ;-)) Et les hommes … « un peuple à la nuque raide » ;-)))
Cathy

