>Lothiriel « eh non, pas tout le monde! c'est un ami prêtre et fort érudit dans ses matières qui m'a expliqué justement que l'assimilation était aujourd'hui remise en cause et qu'on dissociait ces deux Jean. »
Alors là je demande à voir ! Quel est ce fameux Jean qui est présent lors de la Cène (il n’y a qu’un seul Jean parmi les 12 apôtres ?), au pied de la Croix puis témoin de la résurrection, « préféré » du Christ et que l’Evangile n’évoque que par la périphrase « le disciple que Jésus aimait » ??? :-)
>Szpako : « c’est moins par orgueil que par méfiance à l’égard des intentions d’Eru que l’humanité a péché en TdM. »
C’est aussi mon avis : l’orgueil semble réservé aux « anges » déchus (Satan/Melkor) ! C’est comme si en TDM le dialogue était rompu entre le Créateur et ses créatures : les hommes pèchent plus par ignorance que par rébellion. Dans la Bible au contraire, il y a une relation plus personnelle entre Dieu et son peuple mais la nature humaine n’en est pas moins faillible…
>Iarwain : « Il y a un petit problème dans le texte que tu cites, soit dans le texte grec, soit dans la traduction que tu en donnes. »
Mea culpa ! Effectivement j’ai mal cité le texte grec : il faut lire
« hina me eiserchêsthe eis peirasmos » au lieu de « hina me eiserchomai eis peirasmos » : le verbe est bien à la deuxième personne du pluriel de l’aoriste ! Heureusement qu’il y a des hellénistes sur ce forum ! :-)
>Iarwain : « dans Matthieu, 26, 41, ce n'est pas tout à fait le Notre Père, mais la prière de Jésus à Gethsémani (à moins que ce ne soit la même chose?). »
J’aurais dû le préciser en effet : cette parole du « Notre Père » est très largement inspirée de la prière de Jésus à Gethsémani où il est lui-même tenté de renoncer à son sacrifice. Le texte latin du « Pater Noster » dit ceci :
« ne nos inducas in tentationem »
On est tout proche du texte de la Vulgate (« ut non intretis in temptationem ») mais le verbe « inducas » (« entrer dans ,introduire » mais aussi « conduire à ») est ambigu si l’on ne se réfère pas au texte biblique qui distingue bien Dieu du Tentateur, d’où mon détour par le texte original ! :-)
>CdC : Personnellement j’ai toujours entendu les hellénistes parler d’hubris mais comme tu le rappelles, l’autre orthographe est aussi légitime : l’essentiel est d’être cohérent et d’utiliser toujours le même terme, voire de le définir pour les non-initiés ! ;-)
A ce propos, qu’est-ce que tu entends précisément par « maping » ?
NIKITA

